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L'amour, toujours...

Publié le 16 mars 2009 par Didier Vincent


Je vais encore jouer les vieilles dames sensibles qui regardent 30 millions d'amis. Peut-être... N'empêche, je vais le faire quand même.
Alors voilà : l'histoire de ce cow boy et de son chien, si doué soit-il, si intelligent, on dira ça comme ça, c'est la nôtre, la vôtre. La complicité est unique et rare. On ne s'en remet pas et il faut construire le reste là dessus, car le temps animal est plus court que le temps humain.
Un grand mot ça : la complicité, ce clin d'oeil, invisible aux autres, cette connivence d'une inouïe confiance,, cette absence totale de distance critique. Oui, c'est un bien grand mot.
La seule chose qu'on sache dire vraiment du bonheur, c'est qu'il a une fin. Que tout va s'arrêter, un jour et que la partie de notre être qui subsistera de cette irrémédiable séparation sera la meilleure. la meilleure parce que la plus triste, la plus inconsolable.
Ce type et son chien, c'est toi et moi. C'est tous. On a tous un ami, un être irremplaçable que seul le temps peut ôter mais qui constitue notre certitude intime. Un jumeau hors du temps et de ses capricieuses décisions.
Quelqu'un qu'on ne retrouvera jamais parce que c'est impossible, à moins d'être fou ou d'être quelqu'un d'autre.
J'en reviens à notre cow boy qui vit un bonheur immense. Son chien devient aveugle. Son chien va devenir un petit vieux chien, un traîne savate qui va roupiller tout le temps en attendant de fermer les yeux pour de bon. Son unique amour de chien va disparaître. Et il va chialer sa mort comme un gosse.
Comme un gossse.
Pensez-y. Un amour de gosse. Il lui faudra continuer avec cette peine. Aimer ces chiots du même amour quotidien.
Quand je vous disais que je suis une vieille dame sensible qui regarde chaque semaine 30 millions d'amis, je ne suis pas loin de la vérité. Juste à côté. Juste même dans cette ferme de bouseux texan avec un coeur qui n'arrêtera jamais de battre, jamais...
Notre immortalité est inconsolable, nous ne survivons que des deux, comme un oxymore : de notre sentiment d'éternité et de l'irréparable absence d'un être.


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