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Requiem pour Alain Bashung

Publié le 17 mars 2009 par Kamizole

alain-bashung-01.1237285059.jpgSamedi soir, c’était fête à Montmorency – la bougie du premier anniversaire de la victoire de la liste «Montmorency ensemble» le 16 mars 2008. Tout s’est bien passé, dans l’amitié et la bonne humeur. Si j’en parle, c’est uniquement parce qu’un copain a cassé l’ambiance en arrivant…

J’étais à l’entrée avec un petit groupe. Non pour un quelconque «Comité d’accueil» : pour fumer une clope. Et c’est très bien ainsi. Les salles enfumées sont détestables.

Or donc, il arrive, sa bouteille à la main et nous annonce : «Bashung est mort». Nous le savions bien entendu en sursis simple.

Tout à l’heure ma voisine faisait remarquer que même des gens qui l’appréciaient fort modérément de son vivant se sentaient obligés d’y aller quasi de leur larme. Je ne fais pas partie de cette catégorie d’hypocrites !

Il y a une foule d’artistes ou prétendus tels sur lesquels je ne verserais ni la moindre larme ni la moindre goutte d’encre… ils disparaissent du paysage sans que je me sente le moindre besoin d’en parler. Je ne suis pas atteinte de nécrophagie ni virulente ni chronique.

Je ne me joindrais pas à la dithyrambe – excessive quand j’entends ou lis : le dernier «grand»… Que ce fut un des plus grands de sa génération est une évidence pour mes oreilles. Alain Bashung fait partie – comme bien d’autres - de mon Panthéon artistique.

Mais il y a toujours eu et il y aura toujours des artistes qui surpasseront d’une ou plusieurs têtes, par la qualité de leur voix et de leur musique, leurs textes, etc… Chaque génération en compte quelques un(e)s.

Alain Bashung est aussi la preuve que des artistes a priori non «commerciaux» - et refusant de s’enfermer dans un style défini, en perpétuelle recherche – peuvent être appréciés du grand public. Une leçon que devraient méditer toutes les «major» du disque au lieu de chercher le «formatage»

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J’ai découvert Alain Bashung – ainsi qu’une brochette d’autres artistes encore peu connus – Philippe Lavilliers, Michel Jonasz, et William Sheller – sur mon lit d’hôpital à Loches en 1978.

C’était une époque où les programmes télé n’étaient pas non-stop. Je crois que c’était Antenne 2, qui n’ouvrait que vers 15 h 30. 30 ans après, ne me demandez pas le nom de cette émission de l’après-midi…

Mais pour moi qui adore découvrir des artistes ou des écrivains, ce fut un vrai régal – on nous abreuvait alors plutôt de disco ! - et je ne suis pas surprise qu’ils aient tous fait une longue et belle carrière.

Merci l’artiste ! Il nous manque déjà.

Post-criptum : France-Culture rediffuse des entretiens - et des chansons - avec Alain Bashung - entre 20 h et 20 h 30 (?) qui sont repris vers 3 h du matin… A ne pas manquer.


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