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Le visage interieur.

Par Ananda

Existe-t-on jamais en soi ?

En dehors d’un jeu de miroirs ? En dehors du regard de l’autre et du sien propre porté sur un reflet dans l’eau ou dans une glace ?

N’existe-t-on pas, en premier lieu, parce que l’on SAIT que l’on existe ?

Parce que l’on se SENT exister ?

Et ceci vient de l’intérieur.

Les autres gens, le monde extérieur entier existent parce que je les regarde.

Et moi, je n’existe, aussi, que parce que je les regarde exister.

Parce que je me surprends moi-même en train de les regarder être.

Quand je perçois le monde externe, je perçois des objets, des corps.

Des choses matérielles qui s’inscrivent en tant que telles : matériellement.

Mais lorsque je perçois ma propre existence, en revanche, il n’en va plus de même.

Je perçois quelque chose de…disons…densément immatériel.

Je perçois une conscience, toute la densité d’une conscience. Je perçois quelque chose d’invisible, de matériellement impalpable.

Appelons ça comme on veut…un esprit, une intériorité.

De mon propre corps, je ne perçois que des éléments, des fragments : bras, mains, torse, abdomen, pieds, jambes…je crois que l’on a fait le tour.

Quid du dos, des reins ou des fesses…et, par dessus tout, quid du visage ? Et quid de l’ensemble de la silhouette, ce tout qui, à l’instar de tout tout, c’est bien connu, représente beaucoup plus que la somme de ses parties ?

L’ensemble de notre silhouette ne peut être perçu que par quelqu’un d’autre.

Notre visage, quant à lui, n’existe que par les êtres extérieurs qui le croisent et qui, en le regardant, attirent notre attention sur son existence.

Mais je veux là, bien sûr, parler, du visage strictement matériel.

Je sais – et, je crois, chacun sait – que j’ai (qu’il a) un visage intérieur, évidemment immatériel. Et que ce visage intérieur est, en fait, le plus authentique.

C’est, entre autre, notre propre perception, notre propre appréhension de nous-mêmes. Et cela n’appartient qu’à nous. Qu’à notre liberté profonde.

Cela peut être complètement affranchi de notre apparence offerte au monde.

   Patricia Laranco

03-05/01/2007.


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