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Une femme maire SEPienne.

Par Handiady
Je l'ai déjà évoquée dans un article l'an dernieraprès les municipales!
Lu sur ouestfrance.fr:

Une femme maire SEPienne.Madame le maire de Ploërmel veut « rester la même »


On pourrait la croire fragile, mais Béatrice Le Marre est une femme solide et d'une détermination à toute épreuve.

Il y a un an tout juste,à 42 ans, la socialiste Béatrice Le Marre prenait les rênes d'une villede 9 000 habitants, dirigée pendant trente ans par le médiatique maire UMP Paul Anselin. La conquête achevée,elle doit maintenant faire ses preuves.Lire aussi, en pages 6 et 7, notre dossier spécial sur les municipales, un an après.

On pourrait la croire fragile, avec sa silhouette fine et une démarche hésitante. Ici personne n'ignore qu'elle est atteinte de sclérose en plaques, maladie qui s'est déclarée voilà quelques mois. Mais il suffit qu'elle vous serre la main, le sourire aux lèvres, son regard clair dans le vôtre, pour comprendre que Béatrice Le Marre, 43 ans, est une femme solide, sereine et déterminée. Une battante qui a réussi à ravir la mairie de Ploërmel, 9 000 habitants, à Paul Anselin, constamment réélu depuis 1977. 51,73 % des voix contre 48,27 %. C'était il y a un an, presque jour pour jour, le 16 mars 2008.

« J'ai mené un combat rude », reconnaît Béatrice Le Marre. Il a démarré en 2001, lorsque la professeure d'anglais est devenue conseillère municipale d'opposition. En 2004, elle a été élue conseillère générale. En 2007, la socialiste briguait un mandat de député face au doyen de l'Assemblée nationale, Loïc Bouvard, UMP. Ses 49,58 % de suffrages n'avaient pas suffi, mais il soufflait déjà comme un air de changement et d'envie de renouvellement à Ploërmel.

« D'avril 2006, où j'organisais ma première réunion pour la campagne des législatives, à mars 2008, je n'ai pas arrêté », reconnaît-elle. Depuis, entre la mairie et la présidence de la communauté de communes de Ploërmel, elle se pose. Après l'effervescence de la conquête de la Ville, voici venu le temps de l'analyse de l'état de la commune, de son activité. Avant de mettre en route les projets, « d'écrire une nouvelle page de Ploërmel ». Et d'en tourner certaines qui avaient créé la polémique. Souvenez-vous : l'érection voulue par son prédécesseur d'une gigantesque statue de Jean-Paul II au centre-ville. Ou encore la mise en place décriée d'un réseau de vidéo-surveillance, toujours en place mais avec peu de caméras en fonctionnement.

Une nouvelle politique. Un changement évident ? Trop lent pour ses opposants. « Je crains l'immobilisme par manque de réactivité », explique Patrick Le Diffon, chef de file de l'opposition, et ancien premier adjoint de Paul Anselin. « Quand on reprend une entreprise dirigée pendant des années par la même personne, des habitudes se sont créées, relativise un Ploërmelais. Et il faut plusieurs mois au nouveau PDG pour prendre ses marques. »

« Aujourd'hui,je me sens mieux »

La méthode de travail de la nouvelle maire, « très collégiale », selon un élu, radicalement différente de celle de son prédécesseur, déroute. C'est sûr qu'avant, Paul Anselin avait toujours quelque chose à annoncer. Il communiquait beaucoup. Béatrice Le Marre, peu. « Je n'aime pas parler quand les choses ne sont pas sûres. » Elle « assume le fait de réfléchir et de poser les choses ». Madame le maire s'attendait à ces critiques. « Je suis sereine. Je savais que cette année allait être une année d'organisation. Il fallait endosser ce nouveau costume. Aujourd'hui, je me sens mieux. »

Et ça se voit. Béatrice Le Marre est de plus en plus souvent debout. La démarche hésitante certes, mais debout. « Je vais bien », lance-t-elle dans un franc sourire. Même si elle l'a rendue publique en juin dernier, elle n'aime pas quand on évoque sa sclérose en plaques qui la cloue encore parfois dans un fauteuil roulant.

A-t-elle craint de ne pas pouvoir tout assumer ? Regard songeur, sourire gêné. « C'était inconcevable. J'ai une équipe très solidaire qui a toujours manifesté sa confiance. » Sa famille est là aussi. Le soutien de ses enfants, Marie-Anne, 15 ans, et Hugo, 12 ans, et de son mari, Dominique, conseiller d'orientation, ¯ « heureusement qu'il est là ! » ¯ ont facilité son engagement. « Il faut être soutenue par son environnement familial pour pouvoir s'investir à ce point et mener cette vie d'exception », avoue-t-elle humblement.

Une vie d'exception certes, mais « je reste la même », affirme-t-elle. Nombre de Ploërmelais constatent qu'effectivement, Béatrice Le Marre n'a pas changé. Elle reste accessible, toujours souriante et d'humeur égale. « Je ne veux pas être respectable parce que je suis maire. Ce n'est qu'une casquette, comme j'ai celle de prof, de conseillère générale. Je veux des rapports d'égalité et d'équité, insiste la femme. J'ai toujours vécu parmi 'les petits', qui ont souvent un sentiment d'infériorité. Mais ce n'est pas parce qu'on n'a pas le sou qu'on ne peut pas se tenir droit, lance-t-elle, fermement. Je ne supporte pas que les uns puissent se sentir inférieurs ou supérieurs aux autres. »

C'est dans cet esprit qu'elle compte mener son mandat. Son élection n'est finalement qu'une étape dans son investissement. « J'ai tout à faire. Je suis toujours émerveillée par la confiance que les Ploërmelais m'ont accordée et je veux en être digne jusqu'au bout. »

Christine BAUCHEREL.Photo : Joël LE GALL."

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