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Mais où est donc le MoDem ?

Publié le 15 mars 2009 par Frédéric-Michel Chevalier

Ni à droite, ni à gauche. Ni pour, ni contre, bien au contraire... Difficile de savoir où se situe le Modem et, pire, où il veut nous emmener. A Puteaux, on est habitué. Le MoDem, qui n'a pas su, ou pas pu, exiter lors des dernières municipales, il y a un an, est aujourd'hui plus divisé que jamais.

Il y a désormais une section locale, qui s'est choisi démocratiquement une gouvernance et qui a su résister aux manipulations, pressions et intimidations. Mais, d'un autre côté, il y a deux élus qui se réclament du Modem, plus minoritaires et plus isolés que jamais. A ce qu'on dit, la communication ne passe plus entre les deux parties. Alors, finalement, qui décide des positions locales du MoDem ? Le plus drôle, c'est que seule une alliance objective d'intérêts pour le Pouvoir, rassemble les deux élus MoDem. L'un est un socialiste engagé qui n'a jamais renié son engagement, l'autre appartient à la démocratie chrétienne, dans la plus pure lignée de la droite giscardienne. Une convergence d'intérêts qui les a amené à détruire la dynamique de Puteaux Ensemble, à défaut de pouvoir se l'approprier. Puteaux Ensemble n'aura été finalement qu'un rassemblement de circonstance au service d'une cause cachée, qu'il n'a finalement pas servie.

Un an après, les électeurs ne sont pas dupes et le MoDem n'y a rien gagné. En tout cas, pas les 25% de Puteaux Ensemble. Et il faut vraiment toute la mauvaise foi de Christophe Grébert pour prétendre que les critiques unanimes (de gauches, comme de droite) contre les positions et l'attitude des élus MoDem est le signe que le MoDem donne le "la" de la politique putéolienne.

Mais l'horizon orange de Puteaux, n'est finalement pas si différent d'ailleurs. Pour preuve, cette petite phrase de François Bayrou, citée par Christophe Ginisty, à propos de son positionnement entre les deux tours de la présidentielle : "Avec Ségolène Royal, j'avais des divergences de programme très importantes. Avec Nicolas Sarkozy, j'avais des différences de valeurs très importantes."
Manifestement les différences de programme et de visions sur l'orientation à donner à l'action sont moins importantes que des prétendues différences de valeurs, mise en avant pour se démarquer et avoir une chance d'exister politiquement.

Une réalité à méditer à l'approche des choix des prochaines échéances européenne et régionale.


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