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Frédéric Lefebvre, la machine à gaffes

Publié le 17 mars 2009 par Juan
Frédéric Lefebvre, la machine à gaffes
Frédéric Lefebvre était visiblement en colère quand il publia son communiqué le 11 mars dernier contre l'ouvrage socialiste "La France en libertés surveillées". Personne ne l'a pour autant remarqué. La presse s'interrogeait sur le voyage des Sarkozy au Mexique et la loi Hadopi.
Plus c'est gros, plus ça plaît
Le prolifique député suppléant UMP d'Issy-Les-Moulineaux n'hésite pas à caricaturer le débat.

PS/Extrême-gauche : même combat ?

Le Parti socialiste est devenu sous l’impulsion de Martine AUBRY une machine à baffes incapable de produire une idée ou une proposition. La machine à baffes est rodée car avant de taper systématiquement sur le Président de la République et son Gouvernement, les élus socialistes s’entraînent entre eux chaque jour ! Ce qui met la République en danger, c’est qu’un parti démocratique se comporte comme un groupuscule d’extrême gauche, traversé de courants contraires.C’est le degré zéro de la politique : malveillance, mensonge, procès d’intention…Ne pas dire la vérité, c’est creuser durablement le fossé qui existe entre eux et les Français. Or, la vérité c’est que Nicolas SARKOZY a prouvé qu’il est le principal défenseur de la liberté d’expression en défendant notamment le rôle du Parlement, donnant à ce titre un vrai statut à l’opposition et en fournissant à la presse les moyens juridiques et économiques de vivre alors qu’elle est durement frappée par la crise. Frédéric LEFEBVRE
Porte Parole
"Machine à baffes", "malveillance", "degré zéro de la politique", "mensonge", Lefebvre choisit toujours un ton violent pour cacher la faiblesse de sa réponse. A la décortiquer, on ne trouve que trois éléments :
(1) le PS serait divisé: et alors ? N'est-ce pas après tout plutôt démocratique ?
(2) Sarkozy protège la liberté en donnant un statut à l'opposition au Parlement: on l'a bien vu avec la réduction du droit d'amendement.
(3) Sarkozy subventionne la presse : curieuse conception de la vitalité démocratique d'un pays. Que l'Etat dépense 200 millions d'euros dans la presse écrite (c'est sans doute ce à quoi Lefebvre fait référence) serait le signe d'une plus grande indépendance des médias... Ouaf ! Bientôt, on nous expliquera que la nationalisation des grands journaux, sur un mode nord-coréen si possible, sera le signe d'une démocratie pleinement accomplie...
Plus c'est gros, moins ça passe
Rien sur le reste. Pas un mot. Il fallait torcher une réponse. Le lendemain, il apparaît calme, presque contris, sur LCi. Mais son hôte, Michel Field, ne semble pas gouter de la langue de bois du député (cf. vidéo infra). Dans son édition du 14 mars, l'hebdomadaire Marianne consacre quelques colonnes au porte-parole de l'UMP, dans son dossier sur les "professionnels de la provoc'. Même le JDD, ce week-end, s'est enfin fait l'écho des provocations régulières, "ni des sommets d'intelligence, ni de grands moments d'éloquence." 
Lundi, le prolifique porte-parole a traité Laurent Fabius de "rapace" sur RTL: "Franchement, un grand parti politique comme le Parti socialiste qui se retrouve à la remorque de M. Besancenot et qui se comporte comme un groupuscule d'extrême gauche, c'est pas ce que je souhaite pour une démocratie apaisée". le député s'est-il demandé s'il participait à l'apaisement de notre démocratie ?
Lundi toujours, le député a chargé ... son collègue Pierre Méhaignerie. Quelle faute avait-il commis ? Ce dernier se proposait de défendre un amendement pour "faire participer les très hauts revenus à l'effort national" pour une période donnée. Le bouclier fiscal a coûté 458 millions d'euros pour 14 000 foyers bénéficiaires en 2008. Grâce à Nicolas Sarkozy, le gain moyen pour ces heureux élus est monté à 33 000 euros en moyenne, contre 16 000 euros en 2007 (avant son abaissement de 60 à 50%)... Belle équation de solidarité ! Mais Frédéric Lefebvre ne l'entend pas de cette oreille: on ne déroge pas aux principes de Sarkofrance ! "Nous considérons que ça n'est pas le moment d'augmenter les impôts et que nous avons pris des engagements (...). Il s'agit d'une question de principe".
Et si le député bossait un peu ?
Le député reste pourtant rare à l'Assemblée. Trois propositions de loi en un an. 69 interventions en 20 mois de législature, c'est-à-dire environ trois par mois...Travailler moins pour parler plus ?

Invité du "Oui Non" - 12.03.09
par fredericlefebvre

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