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Gérontocratie fédérale ou sonotone blues

Publié le 17 mars 2009 par Kalvin Whiteoak

Le gang des Valaisans de la rue du Temple à Lausanne avait de nouveau cédé aux sirènes ce matin  en faisant venir le général Couchepin au journal de la RSR 1 pour qu’il s’exprime sur tout et rien (surtout rien) entre 7 et 8 ce matin. Outre qu’on ne sait plus vraiment si c’est Lambiel ou le vrai Couchepin qui s’exprime, quand on compte le taux de radotages émis par minute, on doit quand même se demander sérieusement pour quelle raison la Suisse se dote d’un gouvernement très majoritairement en âge de fréquenter l’EMS  “La claire sortie” plutôt que de gouverner.

Mis à part Widmer Schlumpf (1956), Maurer (1950) et la benjamine Doris(1963), tout le reste du Conseil fédéral dépasse allègrement la soixantaine, avec deux recordmans contemporains radicaux, Merz et Couchepin qui affichent 67 ans au compteur …

vieux

Si le jeunisme érigé en dogme est une stupidité, la gérontocratie méritocratique érigée en principe l’est aussi. Ces pauvres ministres qui s’attachent à leur siège et agissent en montrant qu’ils se croient indispensables est à la fois navrant et contre-productif.

Déjà que sur le plan des qualités intrinsèques, il y a quelque chose à redire, ces ventouses du pouvoir montrent au quotidien qu’ils sont dépassés. On ne savait même pas en Suisse avant que le Tagi le dévoile que l’OCDE avait placé la Suisse sur le brouillon de la fameuse liste noire. Une catastrophe à mettre à la fois au passif de nos limiers secrets, plus prompt à traquer le loup que le sujet intéressant, et surtout aussi au passif d’un gouvernement éclaté, tiraillé, qui ne s’entend que pour la façade et qui surtout n’entend plus grand chose au monde moderne.

Il y a un âge pour tout, en particulier pour l’efficacité. Si le moment n’est pas venu de placer des nourrissons au Conseil fédéral, on devrait en revanche impérativement exiger une limite d’âge à 60 ans maximum pour exercer cette charge.

Car quand on voit les pataugées générales et répétées de Merz et Couchepin, et le sommeil du juste dans lequel Leuenberger passe ses années depuis déjà longtemps, on ne peut qu’être inquiet quand on pense à l’image de la Suisse et surtout à l’efficacité dont il convient de faire preuve en particulier en temps de crise. Ce gouvernement d’opérette triste n’est vraiment pas fait pour le mauvais temps.

Et à part sa moyenne d’âge canonique, il lui manque aussi une qualité majeure : celle de la communication intelligente. Car dans ce domaine, on a franchement l’air de manches à balais, alors que cet aspect des choses est primordial au 21e siècle. Mais les “sages” n’ont pas encore réalisé qu’on avait passé l’époque du général Guisan et qu’il convenait de se comporter autrement.

Ci-dessous les anniversaires des membres du gouvernement, pour leur envoyer un mail et des chocolats au bon moment

Couchepin, 5 avril 1942
Leuenberger, 21 septembre 1946
Calmy-Rey, 8 juillet 1945
Maurer, 1er décembre 1950
Merz, 10 novembre 1942
Widmer-Schlumpf, 16 mars 1956
Leuthard, 10 avril 1963


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