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De la paranoïa vis-à-vis d'Internet

Publié le 15 mars 2009 par Gplouin

Ce billet est un extrait de mon ouvrage Cloud Computing et SaaS, édité chez Dunod. Il évoque les craintes pas toujours rationnelles que l'on peut développer vis-à-vis d'Internet et des SaaS.
Dans le cadre de la conservation des documents papiers, il est fréquent de recourir à un archivage externe. Les documents contractuels, réglementaires, administratifs sont en effet souvent conservés dans des banques, chez des notaires, des experts comptables, etc. En revanche, nous sommes plus méfiants lorsqu’il s’agit de données numériques.
On peut citer de nombreux exemples de cette méfiance :

  • nous hésitons à communiquer nos données d’identité (âge, profession, etc.) sur Internet, alors que nous le faisons très facilement auprès d’une banque ou d’une assurance sur simple demande orale.
  • Les entreprises ne transmettent jamais d’informations numériques sur les salaires de leurs collaborateurs ; en revanche, elles recourent souvent à des prestataires externes pour imprimer et acheminer leurs feuilles de paye.
  • Nous hésitons à payer par carte bleue sur Internet, alors que nous le faisons facilement dans un restaurant, où le risque est parfois plus grand (cf. pratique de la copie de carte bleue en arrière-boutique chez les escrocs).
  • Pour prendre un dernier exemple un peu provocateur : nous avons une totale confiance dans le restaurant de notre entreprise, tandis que nous nous méfions du stockage de documents chez Google. Et pourtant, ces deux prestataires sont encadrés par une législation stricte. Dans le premier cas, nous risquons notre vie, dans le second, un peu d’indiscrétion…

Il y a une grande partie de « théorie du complot » et de « peur de l’inconnu » dans cette méfiance vis-à-vis de l’informatique. L’informatique est, pour beaucoup de gens, mystérieuse et effrayante. La presse informatique participe d’ailleurs à cette paranoïa en relatant sans cesse l’apparition de nouveaux virus. Pourtant bien peu d’entreprises ont souffert de virus ces cinq dernières années.
Le seul argument qui justifie la méfiance vis-à-vis de l’informatique est la possibilité d’analyse à grande échelle qu’elle permet et que ne permet pas la lecture de millions de documents papier.
Pour moi, la confiance que l’on accorde ou pas à ses partenaires ne doit pas conditionnée par leur mode de stockage : papier ou numérique pour les notaires, numérique pour les hébergeurs et les opérateurs SaaS. La confiance doit s’établir sur des garanties contractuelles.


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