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The real life... mieux que dans ta téloche

Publié le 26 août 2007 par Miss Chanel

Il m'arrive parfois, quand j'en trouve le temps, faut bien dire que ça n'arrive pas souvent, de regarder vivre tous ces anonymes qui évoluent autour de moi. Alors en prenant le temps d'observer ne serait-ce qu'un instant en qualité de  spectateur de la vie, parfois j'assiste à des scènes surréalistes, bien plus surprenantes et amusantes que ce que peut nous recracher les télés-réalités.

Samedi dernier, alors que je me rendais au festival "LES TRANSATS EN VILLE" qui touche à sa fin, pour assister à un concert gratuit d'un jeune groupe de briochais (habitants de Saint Brieuc et pas les petits de la brioche, hein), je me suis surprise à observer la vie autour de moi. Sachant qu'à ce genre de spectacle, toutes sortes de personnes se déplacent, tant les djeunes que les moins jeunes, les bobos curieux, les vieux-jeunes entraînés par les enfants et ceux qui font le déplacement uniquement parce que c'est gratuit ! Et oui c'est pathétique mais c'est comme ça....

Je trouve à me garer relativement facilement aux abords de la place de la mairie, et sortant de voiture je croise un couple en pleine querelle amoureuse. La fille blonde, agitant les bras dans tous les sens et criant à qui voulait l'entendre de son mec "se fout de sa gueule depuis des années", et lui  qui semblait être plus agacé par les gesticulations bruyantes de sa compagne que par les mots qu'elles lui envoyaient à la figure comme une gifle.

Arrivée sur les lieux du crime, je suis surprise de voir que le groupe vient de débuter son spectacle, à 20h30 pétantes...

Arrivant un peu tard pour m'asseoir sur un transat, je restais debout et observais les spectateurs en quête d'une frivolité à me mettre sous la dent. Ma curiosité fut vite assouvie... Tout d'abord par une délurée, assise au premier rang, d'une quarantaine d'années bien frappées, comme la téliqua qu'elle semblait avoir ingurgité en grande quantité, au vue de sa danse psychédélique. Puis ce fut cette petite blonde debout devant moi, venue en famille, mais qui n'éprouvait aucun complexe à tortiller du cul sous sa jupe ras-la-touffe qui ne laissait pas indifférents les représentants de la gent masculine à proximité. Même moi je dois dire que ça m'attirait le regard comme un aimant, bien que je ne sois pas attirée par les filles habituellement, c'est pour dire !

C'est bien beau tout ça, mais j'avais envie de bouger un peu et pourquoi pas de m'asseoir. Parce qu'il faut bien le dire pendant la première demi-heure cela ressemblait un peu au jeu des chaises musicales. Ceux venus uniquement  pour voir un spectacle gratuit sont assez vite partis laissant des sièges libres que les spectateurs debouts guettais comme des chasseurs à l'affût.

Pendant que le groupe jouait une musique que je classerai dans la variété française mais  toutefois fort sympathique et les musiciens non dénués d'humour semblaient se donner à fond. C'est alors qu'intervint le clou de la soirée pour moi qui venait tout juste de trouver un siège au beau milieu d'une rangée qui venait de se libérée. Assise à côté d'une horde de vieilles peaux mamies qui semblaient êtres venues pour échanger leurs petites histoires de grabataires grands-mères, ce qui m'agaçait prodigieusement un peu, je fus prise, bien malgré moi (tu penses) d'un fou rire nerveux quand j'apperçue quelques volatiles passant par là se lâcher généreusement sur les mamies en question ! Et je dois dire qu'ils n'ont pas raté leur cible, puisqu'elles étaient toutes maculées de merde d'oiseaux de fientes...

Le spectacle arrivant à sa fin et la fraîcheur du soir se faisant bien sentir, je ne m'attardais pas et quittait bien vite la place mais c'était sans prévoir de traverser un épais nuage de fumée de teuch cigarettes euphorisantes. 

Après avoir pris un verre dans un bar, histoire de me réchauffer, je décidais de rentrer pour de bon. Et là au volant de ma pigeot superbe voiture, vitre baissée, alors que j'attendais à un feu tricolore, j'entendis de la voiture voisine, se trouvant à ma hauteur un " t'es bonne toi !" que je feins de ne pas ouir sous couvert de la musique qui sortait de mon poste radio....


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