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AIG & Soc-Gé : même vermine… même combat !

Publié le 24 mars 2009 par Kamizole

daniel-bouton.1237864974.jpgCertains diront encore que la mémé Kamizole y va drôlement fort. Mais d’abord, je suis les préceptes de Nicolas – Boileau – pas l’autre : «Appeler un chat un chat» et ensuite c’est à la mesure de ma colère et de mon mépris le plus total pour cette sale engeance des banquiers et financiers de tout poil. Ceux-là mêmes à qui nous devons le merdier sans nom dans lequel se débat la planète «réelle» aujourd’hui, sans grand espoir d’en sortir rapidement.

Or, autant AIG que la Société Générale ont bénéficié de fonds publics pour un montant non négligeable… Pourquoi faire ? En principe pour continuer leur métier – assureur international pour AIG ; banquier pour la Société Générale.

AIG, dont tout le monde sait qu’il est toujours en grande difficulté et devrait recevoir encore des subsides étatiques pour ne pas sombrer dans une faillite retentissante qui aurait des répercussions incommensurables non seulement sur l’ensemble du système financier mais tout autant dans le domaine des assurances, surtout à une époque où le principe de «spécialisation» qui prévalait avant le big-bang des années 80 a volé en éclats : d’où le concept de «bancassurance».

En dépit de cela, les dirigeants d’AIG n’entendent pas renoncer à leurs primes… 165 millions de dollars de primes remis à l’encadrement… Obama veut les y contraindre par une loi prochainement adoptée. Sera-ce possible ?

Mais au moins, contrairement à Nicolas Sarkozy qui parle beaucoup mais se garde d’intervenir, a-t-il conscience du profond malaise provoqué dans l’opinion publique et essaie-t-il de se donner les moyens d’y remédier.

Le sarkophrénique «Tartarin de l’Elysée» a comme toujours un double discours : très ferme – à l’usage du populo - dans les médias où il roule des yeux et des mécaniques ; très patelin et complice dans les salons dorés de ses grands amis milliardaires des multinationales où il fait «flanelle»… Même pas la peine de le pousser : il tombe du côté où il penche.

Ce n’est pas uniquement choquant sur le plan d’une certaine moralisation c’est totalement aberrant : une prime pour avoir foutu le bordel ! Allez voir dans n’importe quelle entreprise : un ouvrier qui aurait cassé sa machine n’aurait même pas une prime de licenciement laquelle n’est pas versée quand il y a eu «faute grave»

Ils ont foncé tête baissée dans toutes les spéculations possibles et imaginables, ont joué comme de grands gamins à la roulette russe - mais la balle n’était pas pour eux – avec des instruments financiers hyper-sophistiqués et si opaques que personne n’était plus capable d’en comprendre les mécanismes.

Et il faudrait encore les récompenser ?

Quant à la situation de la Société Générale, elle est loin d’être claire. Certains ont même prétendu que les gigantesques pertes attribuées à Jérôme Kerviel masquaient en fait des premiers déboires annonciateurs du krach. Tout est possible mais encore faudrait-il en apporter des preuves suffisamment convaincantes.

La Société Générale n’en a pas moins dégagé un résultat positif en 2008, même s’il était en fort recul par rapport à l’année précédente. Pourquoi alors avoir sollicité l’aide de l’Etat ? Mystère, boule de gomme et manque de transparence !

On se souvient néanmoins que les dirigeants de la Société générale- contrairement à d’autres banques - avaient renoncé à leurs «bonus» substantiels en fin d’année. On pouvait les croire redevenus raisonnables…

Cela ne doit pas être le cas puisque jusqu’à aujourd’hui ils prétendaient recevoir des stock-options : 70.000 au président Daniel bouton et 150.000 au directeur général Frédéric Oudéa et deux directeurs généraux pour lesquels je ne connais pas le nombre des stock-options dont ils entendaient bénéficier.

Toujours est-il que selon le Nouvel Obs, «L’action de la banque étant au plus bas lorsque le conseil d’administration a voté l’attribution des stock-options, leur valeur totale avait grimpé de 1,6 million d’euros à la date du 19 mars».

Il aura fallu beaucoup d’insistance et de temps pour qu’ils y renoncent. 72 heures d’âpres polémiques. Mais comme le souligne le Nouvel Obs, «leur renoncement est ambigu. Car les dirigeants de la banque se sont seulement engagés à ne pas convertir leurs stock-options en actions tant que l’établissement continuera à bénéficier de l’aide de l’Etat ! »…Espérant sans doute que d’ici-là l’action aurait encore pris de la valeur.

Les con… tribuables et les salariés de la Soc-Gé doivent tout particulièrement apprécier !

Mais depuis le 11 septembre 2008, je pense et écris qu’ils n’ont rien appris ni retenu et sont prêts à recommencer – de plus belle – à spéculer à tout va de la même façon dès que la crise sera terminée… La preuve : ils n’attendent même pas que la situation économique soit redressée pour «se servir sur la bête» !

Je me souviens d’avoir lu il y a déjà quelques temps qu’un banque suisse avait trouvé la parade : elle avait crée un fonds spécial regroupant tous ses actifs «toxiques» et avait donné en guise de «bonus» et pour tout potage à ses cadres des actions de ce fonds… solution géniale pour eux qui aiment tant le «risque» qu’il font courir à d’autres : expérimentation grandeur nature des résultats de leurs turpitudes…

Pour une fois, je serais entièrement d’accord avec Christine Lagarde – citée par le Nouvel Obs Stock-options, goinfrerie et autisme de la France d’en haut - quand elle dit « qu’il serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général», en leur demandant de renoncer à leur «goinfrerie» de stock-options.

«Goinfrerie» : il n’y a pas d’autre mot…. Daniel Bouton aurait bénéficié de 716.866 stock-options entre 2002 et 2008 et bénéficierait de droits d’exercice potentiellement fructueux jusqu’en 2011. Je suis sans doute la dernière des salopes : mais putain ! qu’elles l’étouffent. Il a déjà une tronche d’apoplectique…

«Des porcs» ! eussent dit d’eux Cornelius Castoriadis et Gilles Châtelet… vivant et pensant comme des porcs.


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