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Rebondissements chez Valéo

Publié le 24 mars 2009 par Nicolas J
On a vaguement suivi, ce matin, les aventures du PDG de Valéo qui, pour résumer, a fait perdre du pognon à sorte et est donc viré. Pour ça, il doit toucher une prime de 3,2 millions d’euros (3200 mois de SMIC). Tout le monde à ronchonné, gouvernement et MEDEF en tête : « Ah ! Non, hein, en cette période, faut pas déconner, non plus, sinon, on va passer pour des fumiers ».
Nous autres, blogueurs de gauche, nous nous sommes presque pris de pitié pour ces pauvres patrons dont la crédibilité était mise à mal. Nous regardions, amusés, les chefs de l’UMP dire qu’ils allaient faire voter une loi encadrant la rémunération des patrons, d’autant que Laurence Parisot avait promis un tas de truc ssous-entendant qu’elle ne pourrait rien faire. D’ailleurs, on se demande bien ce qu’une loi pourrait faire (mais nous ne rigolerons pas de l’UMP : la gauche veut une loi aussi).
L’affaire Valéo connaît maintenant un nouveau rebondissement. Hop. « Lors de sa réunion du 20 mars 2009, le Conseil d'Administration de Valeo a délibéré sur les indemnités de départ de Thierry Morin en tenant compte de ses 20 ans au sein de Valeo, dont 8 ans à la présidence, de sa contribution au développement du groupe et de sa réactivité en période de crise. Le Conseil a considéré que le plan d'urgence mis en place au quatrième trimestre était absolument nécessaire pour positionner Valeo au mieux pour affronter la crise. Il a donc décidé à l'unanimité, malgré les divergences stratégiques qui l'opposait à Thierry Morin, de ne pas tenir compte des éléments exceptionnels liés au plan d'urgence mis en place au quatrième trimestre, sans lesquelles le résultat net du Groupe aurait été positif en 2008. »
J’arrête deux secondes pour traduire cette dernière phrase : si on n’avait pas perdu de pognon, on en aurait gagné. « Ces indemnités, qui sont conformes aux recommendations AFEP-MEDEF, seront soumises au vote des actionnaires lors de la prochaine Assemblée Générale. Par ailleurs le Conseil rappelle que, contrairement à ce qui a pu être indiqué, Valeo n'a pas reçu d'aide de l'Etat. »
Le type qui a rédigé la dépêche aurait pu faire des piges pour PMA. Il conclut : « C'est ce qui s'appelle faire un beau doigt d'honneur au gouvernement... ».
Il mériterait néanmoins une formation complémentaire pour dire ceci : « Le Conseil d’Administration a dit au gouvernement et à Laurence Parisot : « Putain de bordel, vous nous cassez les burnes, on fait ce qu’on veut ». Héhé. Voyons voir comment vont réagir Xavier Bertrand et Frédéric Lefebvre… »

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