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La ligne claire

Publié le 24 mars 2009 par Myriam

Titin l'Ile NoireVoici une note ès Bachi-Bouzouk pour notre amie Tilleul !

Dans l'abondante littérature qui a été consacrée au dessinateur Hergé, je crois que l'on a déjà évoqué plusieurs fois la filiation entre son univers esthétique et celui des estampes japonaises.  

Ce

Utagawa Hiroshige 1
que l'on appelle la "ligne claire" pour désigner le style d'Hergé, est bien une des caractéristiques des maîtres de l'estampe japonaise et ce qui en fait le caractère fascinant. Le trait qui délimite l'espace, les personnages, les éléments (ex : les vagues dans ce qui nous concerne) est une ligne franche, nette mais qui conserve toute sa plasticité. Le plus impressionnant dans cette technique est le rendu d'un relief par le jeu des couleurs et la superposition des lignes avec des dégradés très délimités, voire, pas de dégradés du tout dans le cas des bandes dessinées d'Hergé.

Cette ligne claire n'est en outre absolument pas statique et dispose  d'un pouvoir exceptionnel de suggestion du mouvement, d'un dynamique qui lui est propre.

J'ai pris deux exemples, dans l'esprit de la catégorie "trait pour trait" du blog. Cette fois, cette expression peut vraiment être prise à la lettre. Je me pique au jeu de comparer la fameuse couverture de l'Ile Noire d'Hergé avec l'estampe Vue des tourbillons de Naruto à Awa du maître Utagawa Hiroshige.

J'en trouverai certainement d'autres que je partagerai avec vous lors d'une prochaine note.


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