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Adam casse la télé # Semaine n°24

Publié le 24 mars 2009 par Blabla-Series

Edito

Cette semaine, Adam a pris très au sérieux son système de notes hebdomadaires. Et a eu l’idée pour son édito (devenu le moment attendu de tous) de récompenser les bons élèves de la semaine. Et les mauvais (niark).

Cette semaine, petit évènement dans le monde impayable des séries : Grey’s Anatomy a décroché un 10/10. Et pour le coup, la série mérite bien une jolie image. C’est aussi le cas de Breaking Bad mais la série ayant un potentiel indicible, la note était courue d’avance. On lui attribue cependant les félicitations, méritées pour un élève à l’excellence constante.

En revanche, le dissipé Skins, lui, n’a pas défrayé la chronique, malgré son couple lesbien tromeugnon. L’imprenable 30 Rock, qui parfois se repose sur ses lauriers, a fait preuve cette semaine d’une vraie ingéniosité dans son travail (comique). Et Adam a été ravi de retrouver Liz au sommet de son art.
Mais cette semaine, malgré toute sa bonne volonté appliquée, le sage professeur Adam s’est résigné à ne pas regarder Kings : les affiches promo périmées ajoutées au score médiocre de la série pour ce series premiere ne donnent pas cher de l’avenir de la série sur NBC.

A la place, Adam a préféré s’extasier devant Gossip Girl. Jusqu’au moment où il a réalisé que ce retour de la Fille aux Potins était un peu nul. Mais comme Blair Waldorf était jolie comme tout, avec son nœud dans les cheveux et son fond de teint maybelline parfait, Gossip Girl est cette semaine à l‘honneur sur Blabla-Series.

Bonne semaine.

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Dimanche 15.03

Desperate Housewives (5.17 The Story of Lucy and Jessie) Un épisode dont le potentiel amusant et divertissant est rendu possible grâce au capital sympathie des protagonistes.
Une fois n’est pas coutume, Susan dispose d’une storyline frivole mais solide. Menée comme il faut, cette histoire, aux apparences clichées (un quiproquo homosexuel bête et méchant), s’est conclue sur une note légère et sympathique, à l’image de la guest-star du jour : Swoozie Kurtz.

Autre storyline efficace, celle du duo Lynett et Gaby. Leur complicité est une recette humoristique à exploiter davantage, les deux femmes étant deux fortes tête, leurs confrontations aboutissent toujours à de grands moments et ce malgré la faible substance de la présente storyline (une demande d’embauche faite par Lynette finalement entendue par Gaby pour que la première espionne Carlos au travail).

L’héroïne qui dispose de l’histoire la moins admise, c’est Bree, qui doit faire face à un mari récemment cleptomane. L’intrigue a cette teneur dérangeante et étrange qui fait qu’on ne sait pas si on doit rire ou frémir.

Et malgré le danger final qui pèse sur Mike et Katherine (avant tout), l’arc Dave Williams est toujours aussi insipide. Mais réaliser des intrigues de saison médiocre, c’est le créneau de Desperate Housewives.
(8/10)

Breaking Bad (2.02 Grilled) Encore plus intense et frappant que le season premiere, cet épisode de Breaking Bad a crée une tension rarement vue pour un début de saison. Malgré un début conventionnel où Walter est recherché par la police, une introduction au demeurant convaincante grâce à la désespérément touchante Anna Gunn, l’épisode a joué la carte de l’action rythmée. Chose rare dans cette série dominée avant tout par une lenteur (nerveuse) de situations, parti pris artistique de Vince.

Le spectateur se retrouve alors perdu au milieu du désert, prisonnier du diabolique (et convaincant) Tuco. Une scène unique, un lieu unique, un temps unique, pour une angoisse unique et palpable, brillamment maîtrisée.
(10/10)

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Lundi 16.03

Gossip Girl (2.18 The Age of Dissonance) Après deux mois d’absence indifférente (lire les éditos, semaine après semaine), Gossip Girl est revenue sur les écrans plats de la CW, pour notre plus grand gossip-pleasure.

A l’occasion d’une pièce de théâtre, les upper east siders se retrouvent confontés les uns aux autres. Et entre fiction et réalité, il n’y a qu’un pas. La série, au lieu de développer de vraies histoires, se contente de poursuivre ses quelques pistes scénaristiques bas de gammes de mi-saison, et de les conclure, à la va comme je te pousse.

Pourtant, l’échec de Blair à Yale était un enjeu de taille. Pourtant, la relation quasi-incestueuse entre Dan et Rachel avait de quoi alimenter les polémiques. Au lieu de ça, l’épisode a servi une pièce de théâtre insipide, dans laquelle chacun essaie de faire sa storyline quelque chose d’intéressant. Et entre une Serena godiche qui en pince pour un metteur en scène condescendant et gravement gay, entre Vanessa et Archibald, le couple le plus chiant de l’histoire télévisuelle, et une Blair qui à force de pester, lasse férocement, il y avait de quoi être déconvenu. Une déception globale de cet épisode avait comme un goût, de déjà-vu.
(5/10)

The Big Bang Theory (2.18 The Work Song Nanoclusty) C’était simple, divertissant, witty et drôlement réussi : les geeks s’unissent à Penny pour réaliser des Blossoms’ Penny. L’occasion parfaite pour de confronter l’attachante Penny à l’inspecteur en chef Sheldon plus autoritaire, condescendant et hilarant que jamais. Et de mettre en scène les trois sidekicks de renom de la sitcom, tous drôles, leurs répliques phares venues.

Grâce à ce genre d’histoires simples mais ingénieusement pensées, basées sur une écriture impeccable, The Big Bang est devenu le rendez-vous du Lundi à ne manquer qu’en cas d’anesthésie générale. (Sheldon serait de mon avis).
(9/10)

How I Met Your Mother (4.17 The Front Porch) Un retour aux sources pour HIMYM ou une simple amélioration pour une saison en demi-teinte ? La sitcom a en tout cas signé un épisode d’envergure, grâce à une histoire non-isolée de la « mythologie » de la série, simple, et regroupant tous les protagonistes.

Un épisode dont l’humour est sobrement recherché (une histoire de pyjama, robe de nuit ou autre costume de nuit avec Marshall et Barney), omniprésent (la soirée de la géniale Robin à la télé en fil-rouge) et dans l’esprit original de la série (quelques flash forward sous le porche plutôt sympathiques). De très bonne facture.
(8/10)

Castle (1.02 Nanny McDead) Au revoir la funkytude du pilot, les bons mots des personnages, l’esprit Life de la série, Castle a renoué avec le thème, le ton, l’esprit conventionnel des cop shows classiques.

Nathan Fillion conserve son capital sympathie, la galerie des acteurs secondaires aussi, l’alchimie entre Richard et la flic reste intacte mais l’humour de la série, atout fort du pilot, s’est avéré moins recherché, plus typique, plus attendu.
Et le crime du jour sur la baby-sitter retrouvée au fin fond d’une laverie, bien trop présent et formaté, n’a rien arrangé pour que Castle se distingue des autres cop-shows à l’antenne.
(5.5/10)

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Mardi 17.03


Mistresses (2.05) C’est en me félicitant de la fin proche de la saison de Mistresses que j’ai réalisé que je ne prenais plus aucun plaisir à voir ces femmes amoureusement compliquées causer tracas quotidiens pendant une heure. Trudy devient comme Siobhan : elle trompe Richard. Siobhan devient comme Katie : elle pleure la perte de son aimé. Jess devient comme Trudy : elle rompt avec Marc. Katie devient comme Jess : elle batifole sous les yeux de Dan. Y’a de quoi s’y perdre et pourtant, niveau substance, cet épisode, à part démontrer l’interchangeabilité de ces héroïnes, n’a pas proposé grand-chose.
(5/10)

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Mercredi 18.03


Lost (5.09 Namaste) Le comeback des Perdus sur l’île qui a la bougeotte, remonte finalement à 1977. Quand Ben n’était encore qu’un Harry Potter albinos. Quand Namaste faisait bon ménage avec Alôa. Quand Juliet et LaFleur vivaient sous le même toit en bonne intelligence, sans la trouble-fête Kate.

Cet épisode, blague à part (et quelle blague, en convenez-vous e-sériephiles) avec un air du Prisonnier. Cette dimension étrange, désincarnée, un peu folle, un peu ubuesque, surtout rétro. Qui plus est, l’adaptation à une époque très seventies sur une île qui bouge, est à inscrire dans les annales d’ABC parce que la mise en scène de tout ça est plutôt convaincante. Même si Kate et Jack ont des airs pénibles d’hollywoodiens des années 2000.

A part ça ? Un épisode de transition sympa et détendu, centré sur les relations amoureuses des Perdus. On s’attendait à en apprendre plus sur la Dharma Initiative, ce sera pour plus tard. Ou pas.
(7/10)

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Damages (2.11 London, of course) Damages a pris son temps cette saison, beaucoup de révélations pour rien, beaucoup de suspense pour pas grand-chose, mais une ambiance électrisante, toujours présente, à l’image de cet épisode.

A un épisode avant la fin (beaucoup de seasons finales la semaine prochaine), de nouvelles storylines one-shot font leur apparition. Suivre la vie privée de Patty n’a jamais été d’un grand intérêt, on sait que son fils ferait tout pour la rendre furieuse, que son mari n’est pas de confiance, qu’elle et sa hauteur sont désespérément seules. Dans l’épisode, cela a au moins servi à nous faire comprendre que Patty n’est pas dupe sur l’attitude angry d’Ellen. Même si la série n’a pas la créativité et l’honnêteté nécessaires pour nous expliquer comment Patty a compris qu’Ellen était l’expéditeur des photos.

L’histoire entre Claire Maddox (Marcia est une actrice tentaculaire admirable) et Walter Kendrick s’est enfin révélée intéressante et rythmée. Claire est victime du machiavélisme de Walter et court tout raconter à Patty. La facilité scénaristique la plus grosse de ce début de saison. Alors Damages, un petit coup de fatigue ?

On se remémore en tout cas, avec nostalgie la fin de saison inaugurale, qui était bien plus haletante et maîtrisée. Il ne reste plus qu’à prier pour un season finale tonitruant et killeur de mamans en séries. Damages can do it.
(6.5/10)

The New Adventures of Old Christine (4.18 A Change of Heart/Pants) Une fois n’est pas coutume, les « mean moms » se sont taillées la part du lion dans l’épisode du jour.

Marly et Lindsay accouchent et réquisitionnent Christine en sage-femme. Leurs scènes s’avèrent toujours de haut vol, sarcastiques et dans l’esprit de la série. Malgré cette storyline qui sort de l’ordinaire, l’épisode avait un goût d’inachevé en raison d’une fin un peu bâclée.
(7.5/10)

Better Off Ted (1.01 Pilot) Le retour de Portia de Rossi, c’était presque aussi réjouissant que le départ de Petersen l’an passé. Parce que Portia est trochoupette, parce qu’elle incarne une feu-sitcom culte, parce qu’elle date l’animatrice la plus drôle de la télé américaine.

Dommage que Better Off Ted, malgré l’intelligence de son propos et sa mise en scène soignée, peine à intéresser, à l’image de Tested sur FX. La faute peut-être à un concept figé sans grand intérêt comique et des personnages peu attachants, à l’exception d’une fillette cynique, plutôt originale. Un pilot, en résumé, formellement peu attirant, dont la loufoquerie est réduit au rang de la réplique anecdotique.
(5/10)

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Jeudi 19.03


Grey’s Anatomy (5.18 Stand By Me) La décision a été mûrement réfléchie : cet épisode mérite un 10/10. Sans être idéalement parfait, l’épisode s’inscrit « parfaitement » dans l’esprit original de la série, entre émotion maîtrisée et légèreté ciblée.

En réussissant à souder les titulaires entre eux (tandis qu’Izzie regroupe autour d’elle ses copains et notamment une Cristina touchante et sincère, l’émouvant Derek réunit les nouveaux résidents pour causer spiritualité médicale), la série augmente sa jauge émotionnelle tout en retrouvant son capital sympathie d’antan (l’histoire des internes ajoutée aux répliques de Miranda).

Deux domaines, plusieurs histoires, qui pourtant n’ont rien de dissociés. Comme si la série avait réussi, après des années, à savoir manier plusieurs ingrédients majeurs, et diamétralement opposés, ensemble, avec cohérence et énergie.

Un coup de maître, après plusieurs saisons au ton terne et miséreux. Caractérisé avant tout par la grave maladie d’Izzie, pourtant facilité scénaristique notoire, cette storyline s’apprête à devenir une histoire majeure dans les annales de ce soap médical. Un atout certain pour agrandir la communauté de fans du Seattle Grace Hospital et de la (re)-nouvellement convaincante Izzie Stevens, plus que jamais réhabilitée.(10/10)

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The Office (5.18 New Boss) Comment tenter vainement de raconter l’épisode alors que notre esprit s’est focalisé sur le premier grand cliffhanger de The Office ? L’épisode n’avait rien d’amusant, la storyline du patron d’en haut venu remettre de l’ordre dans la branche de Scranton n’avait aucun intérêt comique, pourtant, c’est à cause de cette histoire anodine et mal amenée que Michael en est venu à donner sa démission.
Un joli coup des auteurs qui ont alors signé une fin surprenante, dérangeante, angoissante, pour tout fan de The Office qui se respecte.
(7/10)

Ugly Betty (3.18 A Mother of a Problem) La pauvre Betty est encore victime de son rang social. Pauvre mexicaine.

Du coup, quand elle est invitée au gala huppé de la famille de Matt, Betty est très embarrassée d’avoir le cheveu dru et le grain de peau foncé (mais pas d’avoir une culotte de cheval et un appareil dentaire). Grâce au soutien de son soporifique petit-ami, elle se rebiffe et n’hésite pas à tenir tête à Maman Matt (aussi Maman Sheldon il y a peu) (Adam travaille actuellement sur une thèse portant sur le recyclage des acteurs secondaires dans les séries).

Willie vend bijoux et fourrures pour payer le photographe de Mode (la poursuite de la storyline « c’est la crise, à Mode aussi ») tandis que Daniel réalise qu’il faut croquer la vie à pleine dent (merci Daniel). Du côté des Suarez, on la joue entremetteuse. Et comme Hilda, on s’ennuit comme un animal sauvage crevé sous un meuble (comprendre : un rat mort, une Betty).
(4/10)

Skins (3.09 Katie & Emily) Pour cet avant dernier épisode, Skins nous fait du n’importe quoi.

Avec Emily et Katie en personnages centraux, avec, en outre, le so cute couple lesbien de la série, Skins pouvait recréer une dynamique d’envergure. A la place, une intrigue sous-vitaminée, sans âme, un exemple de sous-exploitation vraiment dommageable de l’atout si prometteur que répresentait Emily.

Petits coups bas du genre (la mère et la sœur d’Emily qui tour à tour menacent Naomi), trahisons familiales, gueguerres à deux balles, cet épisode embrouillé, ne parvient pas à retranscrire à l’écran la relation si particulière des deux sœurs jumelles et nous sert à la place une histoire qui sent le réchauffé. Et qui se finit, comme on l’attendait naturellement, sur une scène d’explications et de réconciliations, joliment mièvre et creuse.

Bizarrement, les deux mauvaises graines, Cook et Effy, ont manqué cruellement à l’épisode. Plus qu’à espérer que leur cool-trashitude vienne chambouler le season finale la semaine prochaine.
(5/10)

30 Rock (3.14 Funcooker) Le micro-ondes portable. Jenna utilisée comme rat de laboratoire. Tracy qui devient son propre publicitaire. Liz qui ressort son costume de Leila pour échapper à son devoir de juré (comme la série, on avait senti le potentiel d’une histoire dans cette scène anodine mais hilarante d’un épisode passé) : 30 Rock a la forme, une forme déjantée et gentiment loufoque, et le montre. Tout était d’une drôlerie sans nom dans cet épisode travaillé.
(9/10)

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30 Rock (3.15 The Bubble) Encore un épisode de qualité pour 30 Rock, qui après Salma Hayek, fait un meilleur usage de la guest star Jon Hamm.

Une storyline satire sur la superficialité populaire, l’épisode tournant en dérision le physique parfait et prince charming de Jon Hamm (comme son physique est avantageux, tout le monde se plie en quatre pour lui, ce que ne tolère pas Liz). Grâce à une ahurie Liz Lemon et à une bonne guest star qui a trouvé sa place dans le show, cette histoire s’est avérée bien trouvé et plutôt très amusante.

Beaucoup plus que celle qui concerne Tracy et Kenneth. Tracy la star démissionne parce qu’il réalise qu’il est riche, une intrigue creuse, assez bêta en soi. Mais cela est devenu monnaie courante. (blague financière made by Adam himself) (Tina, hire-me).
(7.5/10)

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Vendredi 20.03


Party Down (1.01 Pilot) Party Down se veut être ce genre de comédies modernes single-caméra, dictées par des personnages fantasques, affublés de dialogues volontairement grotesques et de non-dits faussement gênants en pagaille. Sauf que la série, malgré son aspect mockumentaire, ne parvient pas à se présenter comme le nouveau The Office ou Arrested Development, faute d’écriture brillante et de personnalités réellement décalés.

Durant toute cette première fête (on imagine un schéma « un épisode, une fête »), pas un seul moment n’est voué à être comique. L’histoire, affublée de répliques tristement attendues, ne prend pas, les personnages peinent à marquer les esprits et le ton s’avère plus pathétique que comique. Sous cet angle, c’est un ratage complet, mais rien n’est encore définitif avec Rob Thomas.
(3/10)

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En brayfe, cette semaine, Adam n’a eu d’yeux (mouillés) que pour Niaise Anatomy et Zizi Stevens. Parce qu’Adam n’a pas aimé les avant-derniers épisodes de séries (Damages, Skins, Mistresses), il ne jure plus que par les scalpels rouillés et les radios de crâne humain à examiner dans les bois. Et il l’assume plutôt fort bien.


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