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Une Famille brésilienne

Publié le 24 mars 2009 par Marymalo


Walter Sallers, auteur de Carnets de voyages et de Centro do Brasil est le spécialiste de films sur la la condition misérable des classes défavorisées au Brésil. Ce nouveau film me permettait de découvrir son univers. Et bien sûr on ne peut être que bouleversé par la multitude des problèmes auxquels doivent faire face les habitants des quartiers pauvres des mégapoles : surpopulation dans les appartements entrâinant la promiscuité, chômage des jeunes, transports bondés, régulation des naissances inexistante etc...
Le film est raconté à la façon d'un choral où chaque membre de la famille permet d'entrer dans un univers particulier illustrant les différents aspects de la misère à Sao Paulo. Cette famille brésilienne est composée d' une femme seule, plus très jeune mais à nouveau enceinte, qui élève dans des conditions difficiles à la fois moralement et financièrement ses quatre garçons. Le premier univers est bien entendu celui du football avec le parcours de Dario; l'aboutissement ultime pour un adolescent pauvre est de devenir joueur professionnel et là mon ignorance et mon indifférence aux exploits de ces futurs dieux du stade, malgré les nombreuses scènes d'engouement collectif dont celles avec la mère qui se passionne pour le foot, ne m'a pas permis d'apprécier au mieux les images de cet univers là.
L'histoire de Dinho se déroule dans un monde parallèle avec ses dangers et ses excès, celui d'une église évangéliste qui apporte à ses ouailles illusions et sutout désillusions. Pour le troisième frère Denis, l'ainé, vient le descriptif de la délinquance des jeunes au quotidien. Enfin avec le plus jeune, le plus noir, le plus vulnérable et sans doute le préféré, Reginaldo, on sillonne la ville en bus à la recherche son père etc....
On zappe ainsi tout au long du film d'un univers à un autre , tous aussi tragiques et aussi décourageants. Il y a certes pour le réalisateur de l'amour dans le regard sur ses personnages, mais bien peu d'humour; c'est un peu indigeste car l'espoir n'ya pas sa place. Pas d'issue possible et le film s'arrête donc, une fois tous les aspects de cette misère passés en revue, sans visibilité sur le futur.

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