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Banderille n°297 : Le chemin des Drames

Publié le 26 mars 2009 par Toreador

Décréter qu’on écrête.

Le gouvernement légifèrera « si » les entreprises ne se moralisent pas.

Voilà un an – depuis le scandale Kerviel plus exactement – que l’Elysée tempête et réclame une responsabilisation des acteurs économiques, à commencer par les banques. Qu’en est-il au retour ? Ces mêmes banques étranglent le crédit des PME et versent de confortables indemnités (stock-options, bonus, parachutes dorés) à leur management. Le summum du summum, c’est quand même la Société Générale qui a trempé à la fois dans l’affaire Kerviel et les subprimes !

Il faut écrêter, il faut décréter. Ici et maintenant, sans attendre. Mais moi les dingues j’les soigne, j’m'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Au 4 coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile…

Ecrêter et non « Niveller » !

En février, le chômage a fait 80 000 victimes. Des gens qu’on a poussé hors de leur avion-entreprise, et ceci sans parachute. Pourtant, ceux-là sont bien les victimes de l’effet papillon généré par les danseuses du monde bancaire. Ceux-là mériteraient d’être indemnisés.

En 1917, Robert Nivelle, généralissime des armées françaises, dit « le Boucher » fut disgracié parce que ses erreurs de commandement avaient coûté la vie à 350 000 hommes au Chemin des Dames et provoqué les fameuses mutineries de 17. On trouva encore bon de lui confier le commandement des troupes d’Afrique du Nord, ce qui fait qu’il mourut dans son lit en 1924. Il n’est pas sûr que les « mutins » de 2009 n’aient pas cette fois-ci la peau de quelques Nivelle de poche.

Vous voulez qu’on vous débarrasse de cette racaille ?

Alors que le gouvernement arrête de tortiller du cul. Pour une fois, Nicolas Sarkozy a une raison légitime de sortir le Kärcher et de nous débarrasser de quelques unes de belles racailles. Puisque son exemple est l’Amérique, qu’il s’inspire de Barack Obama qui n’a pas hésité à limiter les salaires.

Je suis pour une taxation, non pas à 100%  mais à 101%, de tous les bonus, parachutes dorés et stock options versés par des entreprises aidées d’une manière ou l’autre par l’Etat. Il faut non seulement que cet argent soit récupéré par la Puissance publique et aille alimenter le traitement social de la crise, mais qu’en plus leurs bénéficiaires honteux soient obligés de mettre un peu plus de leur poche.

C’est ma loi 101% : 100% pour l’infanterie de base, et 1% pour  apprendre à vivre aux généraux. 1% de bon sens, c’est déjà beaucoup.

A lire dans la Kiwisphère sur le même sujet : Aurélien.

Lire aussi : Juan.

1% bon sens101% de taxationGénéral NivellePatrons-racailleresponsabilisation

Sujets: Banderille, Toréador critique la Droite | 4 Comments »


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