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Ma pote Julia

Publié le 29 mars 2009 par Vinsh

Lecteur, tu as peut-être remarqué, je ne parle pratiquement que de nénettes du showbiz, ici. Je m'en suis aperçu il y a peu et songe 1) à en parler à mon psy et 2) à rebaptiser ce bloug, "Vinsh, Mainstream Pop Dinde". Sur ce déchirant constat, restons dans la mouvance du showbiz, et parlons du retour de la plus grande star intersidérale du glamour made in Hollywood, j'ai nommé Julia Roberts.

Enfin bon, pour parler de retour, il faudrait qu'elle ait été notablement absente. Son dernier film sorti en France, c'était La Guerre selon Charlie Wilson et c'était début 2008, alors faudrait voir à se calmer au niveau de l'annonce du come back fracassant, hein.


Donc l'actu de Julia, c'est Duplicity, un film de Tony Gilroy (dont l'affiche US est vachement mieux, non ?), à qui l'on doit notamment la trilogie Jason Bourne et Michael Clayton. Pour te dire la vérité, lecteur, ce n'est pas le film du siècle, mais si tu aimes les films pas trop mal ficelés avec Clive Owen (genre Inside Man, mais dans un genre totalement différent) ou avec Julia Roberts (genre Closer, dans lequel il y avait aussi Clive Owen), bah ça devrait te plaire.

L'intrigue est plutôt bien menée, l'astuce narrative consistant à reprendre l'histoire du couple à rebours de l'intrigue principale est traitée de manière assez fine, embrouillant le spectateur sans trop casser le rythme (et évidemment, cela joue un rôle dans le dénouement). Le film n'est bizarrement, quoi qu'il en soit, pas très spectaculaire ni transpirant du charisme de Julia Roberts, pourtant très présente.
En fait, en sortant de là, j'étais plus marqué par le scénario retors et par le souvenir de Clive Owen (nu) en serviette de bain que par ce qui était supposé être le come back de Julia Roberts. Peut-être parce que, pour moi, elle n'était pas vraiment partie. Toujours est-il que ce ne sera pas le rôle le plus marquant de sa filmo.
Pourtant, je l'aime bien, moi, Julia. C'est devenu, de film en film, une sorte de bonne copine du cinoche : toujours là malgré les années qui passent, toujours ce sourire épatant, ce visage si familier depuis la première fois qu'on l'a vu, toujours ce charisme naturel qui permet à chacun de s'en sentir proche comme d'une vieille amie... Mais pas vraiment de sex appeal, désolé. Même dans Pretty Woman, rien à faire, elle ne transpirait pas le sexe. Non, Julia Roberts, c'est vraiment une fille qui a une tête de fille sympa, qu'on a l'impression de connaître, mais vraiment pas une icône éthérée du concept de sex symbol.
Depuis quelques années (en fait, quasiment depuis le début de sa carrière), elle s'acharne à casser ce côté "fille sympa, donc gentille, donc forcément un peu coconne", dans un premier temps en courant après les rôles "difficiles" (Mary Reilly, Les nuits avec mon ennemi), en alternance avec les comédies romantiques qui font sa renommée mondiale (s'il y a bien un truc dont Julia Roberts est l'icône, c'est bien le film romantique) (pas de bol, en un sens) (bref).
Mary Reilly, le film élan de complicité féminine."Ménagère de moins de cinquante piges, je suis comme toi : moi aussi je suis moche si tu ne me maquilles pas".

Rhoooooo... Ok je sors.

Puis, quand le métier s'est enfin décidé à lui fourguer un oscar, elle s'est calmée et s'est mise à tourner plus rarement (notamment pour pondre des moutards et leur donner des prénoms ridicules qui rendront leur adolescence invivable). Elle tourne d'ailleurs surtout, désormais, de plus "petits" films, plus exigeants par leurs scénarios ou leurs thématiques...
En bref, moi je l'aime bien, Julia. Et comme je l'aime bien, je ne ferai preuve d'aucune objectivité en te conseillant son film, parce qu'on profite de son jeu délesté de ses sourires incessants de comédienne romantique, parce que malgré sa vacuité évidente l'espionnage industriel dans le milieu des cosmétiques est un truc assez palpitant, et parce que la fin du film a quelque chose de délicieusement anti-hollywoodien.


Ah oui, et aussi, parce que Clive (Cliiiiiiiiiiiiiiiiiiive), quoi...

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