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Marathon

Publié le 07 avril 2009 par Malesherbes

Samedi 4 avril, au détour d’une conversation, j’ai appris que le marathon de Paris se courait le lendemain. Je fus fort surpris car, alors que je me considère comme plutôt attentif à l’actualité, je n’en avais pas entendu parler. Sur le site Internet de l’organisateur, Amaury Sport Organisation, j’ai relevé au soir de la course ceci : « 31 373 concurrents ont pris le départ de cette 33ème édition du Marathon International de Paris sur les Champs-Elysées dans une ambiance toujours aussi festive. Les derniers concurrents ont franchi la ligne de départ [place de l’Etoile] alors que les leaders se trouvaient déjà place de la Nation ».
Recherchant quelques traces de cet événement qui l’auraient annoncé, je n’en ai guère trouvé que dans Le Parisien, partenaire de cette épreuve. Le marathon de New-York, couru à l’automne, qui de toute évidence concerne beaucoup moins de nos concitoyens, me semble habituellement gratifié d’une couverture médiatique beaucoup plus substantielle. Je me suis donc interrogé sur l’origine de cette différence de traitement.
Comme j’ai très mauvais esprit, j’avance l’explication suivante. Le partenaire officiel du marathon de Paris est la mairie de Paris, à la tête de laquelle on trouve M. Bertrand Delanoë, un des dirigeants du parti socialiste. Il ne vous échappera certainement pas qu’il est de la plus extrême importance de ne pas favoriser l’adhésion populaire aux initiatives de l’imposteur occupant ce siège prestigieux. C’est déjà bien assez de devoir subir la Nuit blanche et l’immonde Paris-Plage. Avant lui, à la faveur d’une avancée du Président Giscard d’Estaing, Jacques Chirac avait fait de ce fauteuil le bastion de sa conquête de l’opinion. Le titre de maire n’étant pas assez glorieux, la création du RPR lui avait permis d’y adjoindre celui de Président, pour tenter d’égaler en lustre son rival. Après lui, Jean Tiberi tenta de préserver l’héritage. L’un comme l’autre surent user dans la discrétion de manœuvres plutôt souterraines.
C’est peut-être pour maintenir cette tradition de secret que les médias s’efforcent d’éviter que les actions de la municipalité actuelle rencontrent trop de ferveur populaire. Misérables laquais !

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