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RESIDENT EVIL 5 : le test!!!

Publié le 07 avril 2009 par Lacoc
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5055060925737.jpgLa saga de survival horror qu’est Resident Evil de Capcom est un mythe du jeu video. Ce cinquème opus tant attendu est le premier à débarquer sur consoles HD et autant vous dire qu’on avait hâte de s’y frotter. Voici le test effectué sur Playstation 3...
Même si le concept de Resident Evil est de survivre face à des hordes de zombies, la série a toujours proposé des scenario ficelés avec bon nombre de protagonistes à la manière d’une saga comme Metal Gear. Tous les opus font office de bible de Resident Evil avec des liens entre les personnages, les organisations, etc.. autour d’un thème récurrent, la contamination des zombies... brrrr... Je vous épargnerai les détails, n’étant d’ailleurs pas un grand connaisseur de la série. Pour tout vous dire j’ai réellement joué à Resident Evil à partir des 2 opus avant ce RE5. Il faut dire que le genre est particulier, tout le monde n’adhère pas au survival horror, même si ici, contrairement à certains Silent Hill ou autre on reste dans le shoot et l’action. C’est d’autant plus le cas dans ce nouvel épisode. C’est d’ailleurs sur ce point que le jeu divisera certainement.
5379.jpgPour la petite histoire, et pour faire court, vous incarnez donc Chris Redfield un membre de l’unité d’élite S.T.A.R.S (personnage apparu dès le début des Resident Evil et dans d’autres épisodes intermédiaires). Umbrella, la fameuse firme pharmaceutique à l’origine du virus est toujours au coeur de l’action et Chris rejoint cette fois une agence de sécurité de bioterrorisme en Afrique. Mais il n’est pas seul dans cette aventure puisqu’il sera dès le début et constamment accompagné d’une jeune Africaine nommée Sheva Alomar...
Calqué sur l’épisode précédent le gameplay est d’emblée déroutant. En effet, votre personnage est vu à la troisième personne, de trois-quart dos, pas toujours pratique. Mais finalement on comprends que ce système nous met davantage dans l’ambiance pesante et inconfortable du héros. La visée est utilisable avec L1 qui apporte un zoom avec cible, d’ailleurs, le joueur dispose toujours d’un point rouge assez pratique il faut l’avouer pour savoir qui on dégomme... En alternance, le couteau est disponible pour le corps à corps ou pour casser des caisses à moindre coût. Concernant le combat au corps à corps des QTE (se limitant à une touche à actionner) sont possible lors de mêlées sérieuses. Chris décoche ainsi des uppercuts ou des coups de tatanes dévastateurs. Le gros regret dans la jouabilité est l’impossibilité de tirer en se déplaçant comme il est de coutume dans les jeux actuels. Du coup, on perd du temps à s’arrêter pour tirer et on ne peut pas fuir en couvrant ses arrières...

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Au niveau de l’IA elle est bonne même si elle n’est pas révolutionnaire. Les ennemis sont en tous cas très convainquants, à la fois agressifs, fous furieux ou discrets voir imprévisibles, ils vous décocheront parfois des hâches, des tirs d’arablètes ou encore des cocktails molotov sans parler de leur mutation au corps à corps qui vous laissera en proie à des tentacules venues de nul part... Certains personnages particuliers se mêleront au combat comme un ennemi au visage bandé armé d’une tronçonneuse ou un bourreau énorme armé lui d’une hâche tout aussi énorme!
Plus qu’un survival horror qui fiche la trouille Resident Evil 5 est un jeu d’action/exploration. En effet, de longues phases “calmes” vous permettront de trouver de l’or ici ou là, ou encore des munitions. Car l’inventaire est fourni et vous permet de gérer vos effets et ceux de Sheva. Mieux, en cours de partie, vous pouvez décider de donner des munitions à votre partenaire s’il en manque, etc.. Avec l’or récolté on peut modifier ses armes en acheter d’autres ou bien même acheter des soins pour revigorer l’équipe. Tout est très complet mais le problème est que pour changer d’arme par exemple il faut passer par cette inventaire qui n’arrête pas l’action. En plein combat vous pouvez donc être contraint d’ouvrir l’inventaire pour sélectionner une arme ou la recharger, du coup, la fenetre inventaire vous bloque la vue et les ennemis continuent de s’acharner sur vous. Pas glop...
Comme je le disais plus haut, la maniabilité n’est pas le fort du jeu et les déplacements du héros deviennent rapidement lourds et imprécis. Peut-être voulu pour oppresser davantage le joueur dans cet environnement hostile mais peut-être aussi un retard technologique car on voit des choses bien plus pratiquables dans d’autres titres du genre où les déplacements sont plus fluides et offrent plus de possibilités d’action...

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La où le jeu se rattrape c’est par la possibilité de coopération. En effet, Sheva n’est pas là par hasard et il est possible de contrôler les 2 personnages simultanément en écran splitté à 2 joueurs comme dans Gears of War 2. Le système d’échange est donc ici encore mieux géré et plus utile même s’il est dommage de ne pas pouvoir échanger d’armes mais seulement des munitions ou des soins (pourquoi?...). Jouer à 2 humains est donc encore mieux que le mode solo car il faut avouer que Sheva n’est pas toujours au top de son intelligence : elle restera inactive face à certains danger où ne vous donnera pas des munitions si vous en avez besoins et pas elle, etc.. En coopération, on s’arrange. Par contre, même dans le mode solo, Sheva fera office de réelle partenaire pour organiser des diversions ou pour vous couvrir dans certains passages périlleux. Grâce au rond on pourra la retrouver si elle s’éloigne ou alors lui demander un objet, etc..
En solo l’interaction entre les 2 partenaires est palpables dans certaines scènes cruciales comme un passage dans un tunnel sombre où l’un doit tenir une lampe et l’autre tirer sur les ennemis ou bien dans les combats contre les boss où par exemple Sheva devra actionner une machine alors que Chris attirera le monstre dans un piège, etc.. L’aventure est réellement plaisante et variée. Même si l’environnement reste glauque et situé en Afrique, les chapitres varies avec des phases de jour, de nuit, indoor, outdoor, etc.. Même si des phases d’exploration résident, l’action reste rythmée et l’aventure se déroule avec bonheur. Les boss sont variés (monstre visqueux, araignée géante, etc..) et les moyens d’actions aussi, grenade, lance-roquettes, mines, fusils à pompe, mitraillette, sniper, tout est là pour dégommer du zombie!
Bouquet final de ce test, parlons de la réalisation : les screenshots le présageaient depuis de longs mois, Resident Evil 5 est bien une claque graphique proposant des modélisations de personnages détaillées et des environnements splendides avec foison de détails et effets de lumières saisissant. L’ambiance chaude du désert africain ou moite des marais est réaliste à souhait et nous plonge à merveille dans l’ambiance. Encore mieux, les explosions sont d’un réalisme à couper le souffle et propose une approche visuelle jamais vue avec une sorte de souffle chaud qui dévaste tout même votre écran!
Sans révolutionner la série, Resident Evil 5 propose du lourd. Mais en se calant sur le gameplay de RE4 le jeu continue de diviser les fans. En effet, la série s’éloigne du survival pour apporter un concept plus action/aventure. Car dans RE5 même si les ennemis sont plutôt répugnants, on n’a pas vraiment peur. Aucuns effets réels de surprise ou de sursauts. Quoiqu’il en soit, l’ambiance morts-vivants est bien là et on ne rigole pas toujours. RE5 est accessible, non seulement par ce parti pris mais aussi par son panache de difficulté disponibles. Sa réalisation l’élève au rang de meilleur jeu sur consoles HD et la variété de l’action apporte une aventure qu’on joue avec plaisir de bout en bout, sans lassitude ou déjà vue. Rêvons maintenant à un Resident Evil 6 de la même trempe mais avec un gameplay au goût du jour...


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