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Réflexions.

Par Ananda
Shiva poursuit sans discontinuer son oeuvre de destruction. C'est à l'aide du temps qu'il dissout ce qu'il construit en permanence. Le mouvement, le changement sont son oeuvre de destruction. Et son oeuvre de construction, puisque tout cela va de pair.
Construction dans la destruction. Destruction dans la construction.
Tout ce qui est est mouvement, mobilité, brièveté.
Tout se précipite en un mouvement de fuite qui annihile toute idée, tout espoir de durée, qui déjoue tout attachement.
Rien ne survit sinon au prix du changement, de la métamorphose.
Le monde est dynamique, il s'annule à mesure qu'il se crée. Dans ces conditions, comment ne pas avoir des doutes sur son existence ?


Une question mérite d'être posée, me semble-t-il : comme animal, comme mammifère, l'Homme a-t-il besoin d'un tel cerveau, de sa dimension hypertrophiée, de sa complexité qui s'avère être quelque chose de dantesque, d'inimaginable ?
Ce cerveau ne constitue-t-il pas, à tout prendre, une sorte de "monstruosité" encombrante, de handicap ? Une sorte de superflu, de luxe qui pourrait se retourner contre l'Homme même ?
"Homo Sapiens - Homo Demens", comme le dit si bien Edgar Morin (1).
Lorsque l'on sait combien la Vie est cartésienne, pragmatique (2) (puisque son unique souci semble être celui de se perpétuer), ne peut-on pas alors penser que la vie mentale propre à l'Homme, avec sa capacité de le faire "décoller", "divorcer" de la réalité au profit de l'imaginaire, pourrait être bel et bien un phénomène dangereux, voire contre-productif ?


(1) "L'Homme et la Mort"
(2) Voir Georges Chapouthier : "L'Homme, ce singe en mosaïque".


Qu'importe la réalité ou l'illusion de ce monde. Il nait et il meurt avec nous.
Nous et lui ne sommes que par ce qu'il y a un point de rencontre, un noeud d'intersection entre notre appareil perceptif et ce que ce dernier perçoit.
En un sens, le monde m'est siamois. Je l'emporte dans ma tombe.


Pénètres-toi de cet instant :
il est unique,
s'il te rappelle peut-être d'autres instants logés dans le passé,
le souvenir, dis-toi bien qu'il ne ressemble à aucun autre;
si tu ne t'en aperçois pas, sache qu'il est
globalité,
sache qu'il est combinaison de milliers de convergences
dans le brassage du hasard,
qui ne se reproduiront pas.


On ne peut rien avoir, on ne peut rien désirer sans que la convoitise envers ce que vous avez, ou désirez, ne se déchaîne.
La rivalité est une des conséquences du mimétisme humain.


La France ? Un pays d'arrogants qui passent leur temps à reprocher aux autres de "péter plus haut que leur derrière" !


Celui qui n'aime pas est impatienté par celui qui aime. Il ne comprend pas l'intensité, l'excès de ses sentiments.
L'amour est une rupture, une radicale métamorphose de l'être.
Vous ne vous reconnaissez plus, il se produit un grand hiatus.
Vous devenez méconnaissable tout autant aux autres qu'à vous-même. Vous rendez perplexe les gens qui vous perçoivent possédé par une idée fixe, une aptitude à se laisser entraîner par ses impulsions. Ils désapprouvent instinctivement votre détermination de zombi. Ils sentent, en un certain sens, que vous êtes en train de vous perdre. Que l'objet d'amour est un trou noir où vous plongez la tête la première, sans souci du danger.


L'amour ? On méprise souvent ses fourvoiements, ses régressions, ses faiblesses...on le regarde souvent avec la condescendance qu'il mérite...jusqu'à ce qu'un jour, il vous empoigne !


Patricia Laranco.

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