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Références

Par Christophefaurie

J’ai fait figurer dans la colonne de gauche de ce blog des liens vers mes commentaires de livres.

Ce sont des commentaires de livres lus depuis que je tiens ce blog.

Je constate que je ne lis pas beaucoup. Probablement la faute de ce blog.

En tout cas, avant ce blog, je ne cherchais pas à juger ce que je lisais. L’exercice du commentaire de livre n’est pas facile. Pas aisé d’avoir une idée définitive à première lecture. Jusque-là, je me contentais d’un sentiment agréable de l’œuvre achevée. J’en tirais quelques idées pour mes propres livres, cours et conversations. C’était tout.

Pour bien faire les choses, il faut probablement lire et relire, décortiquer, enseigner… Mais ça prend du temps et ce n’est pas la voie que j’ai choisie. Et le mieux est l’ennemi du bien. J’ai plutôt décidé de laisser sortir ce que j’avais en tête. Au moins, il en resterait quelque chose et ça m’encouragerait peut-être à approfondir plus tard…

Qu’ai-je lu ? L’accessoire plutôt que l’essentiel. Du moins au sens de la conduite du changement. Les textes de référence dans ce domaine sont antérieurs à la naissance de ce blog.

En tête de mes lectures, l’économie et la philosophie, deux sujets qui me semblaient malhonnêtes jusqu’à il y a peu. Mais il y a un fil conducteur : je cherche les règles qui guident nos comportements collectifs, et ces règles viennent de loin. Non seulement le philosophe est porteur d’idées, de « préjugés » de son milieu, mais encore, il a cherché à résoudre des questions sur lesquelles le temps n’a pas de prise. Quant aux économistes de ce blog, ils ne parlent pas tant d’économie qu’ils essaient de modéliser des étapes importantes de notre histoire récente (Galbraith) ou d’autres directions vers laquelle nous pourrions aller. Pour les autres références, elles sont une description d’une culture (ou d’une de ses caractéristiques) qui me semble importante aujourd’hui (notamment Amérique, Chine, France).

À la réflexion, j’aime une autre chose dans ces lectures. Ce qui traverse certains de ces livres (à la vérité, il y en a peu dans cet échantillon), c’est la personnalité de leurs auteurs, leurs interrogations. C’est une sorte de confession, masquée. Je me demande si les plus grands scientifiques ne sont pas aussi ceux dont l’œuvre parle, indirectement, le plus d’eux. Peut-être que leur réussite scientifique tenait à une irrésistible interrogation personnelle ? Ils ont vécu leur œuvre ?

D’ailleurs n’est-ce pas ce que l’œuvre laisse transparaître de leurs échecs qui m’intéresse plus que leurs succès ? J’aime bien cette phrase (ma mémoire est approximative) dont Oliver Stone qualifie Alexandre le grand : « son échec a été plus grand que tous les succès ». Ce sont les utopies impossibles qui font les œuvres géniales ?

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