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Ahmadinejad versus Moussavi : la guerre des sondages.

Publié le 12 avril 2009 par Delphineminoui1974

D'après un sondage mené par l'agence de presse iranienne ILNA auprès de la classe ouvrière, et cité par le site Internet iranien Roozoline, le candidat Mir Hossein Moussavi aurait des points d'avance sur son principal rival Mahmoud Ahmadinejad (52% contre 36% des voix)...


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A deux mois, jour pour jour, des élections (elles auront lieu le 12 juin prochain), il est bien évidemment trop tôt pour faire des pronostics fiables. Rappelez-vous. En 1997, le réformateur Mohammad Khatami l'emporta haut la main à la surprise générale. Et en 2005, les plus grands spécialistes de l'Iran n'auraient jamais imaginé assister à un ballotage, au premier tour, entre Ahmadinejad et Rafsandjani, suivi d'une victoire d'Ahmadinejad...


Mir Hossein Moussavi n'est pas très connu de la nouvelle génération (70 % des Iraniens ont moins de 30 ans). Mais, à son avantage, il est parfaitement intégré dans les cercles de pouvoir. Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei le connait bien (certains disent qu'il pourrait même le soutenir).

Moussavi occupa le poste de Premier Ministre - un poste qui n'existe plus - de 1981 à 1988, à l'époque où ce dernier se trouvait être le Président de la République islamique d'Iran. Moussavi fait donc partie du système. Aux yeux des ultras du régime, il ne le met pas en danger (à l'inverse de Khatami, accusé par les défenseurs d'une ligne conservatrice d'avoir tenté de trop ouvrir les vannes du pays - et qui vient d'ailleurs récemment de retirer sa candidature...). Il est également membre du puissant Conseil de discernement et du Haut Conseil pour la révolution culturelle.


En même temps, son programme électoral tranche avec la politique d'Ahmadinejad. Lors de sa première conférence de presse, qui s'est tenue il y a une semaine, il s'est montré intransigeant sur la question du nucléaire (un sujet qui reste fédérateur dans la classe politique). Mais il ne s'est pas gêné pour critiquer la politique « extrémiste » et les discours jusqu'au-boutistes de son rival.

« L'extrémisme nous a infligé de gros dégâts. Nous devons travailler pour gagner la confiance à l'échelle internationale », a-t-il déclaré. Quid de possibles négociations avec le président américain Barak Obama ? « Nous sommes en train d'étudier les changements prônés par M. Obama. Si le changement est à l'oeuvre, nous négocierons, sinon, non" », a-t-il fait comprendre.


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