Magazine Société

Oedipe, Jim Morrison et Pamela Courson.

Publié le 13 avril 2009 par Pensezbibi

Jim Morrison , Pamela Courson et le Papa Corky.

BiBi a retrouvé une vieille interview de Ray Manzarek dans le numéro de Rock et Folk de février 79. Les propos tenus à Hervé Muller par l’organiste des Doors rapportent des épisodes qui concernent Monsieur Courson surnommé Corky (père de Pamela Courson) et Papa Steve, l’amiral de l’US Navy (père de Jim Morrison).
Colombus B. Courson, né en 1918, décédé en 2008 à l’âge de 90 ans est enterré au Cimetière de Santa Barbara. Pendant toute sa vie professionnelle, il fut directeur de lycée à l’Orange Unified School District. C’est à sa fille Pamela que Jim avait tout légué car de son côté paternel, Jim Morrison n’avait jamais voulu que son père touche un seul dollar des bénéfices engrangés tout au long de sa carrière musicale. A la mort de Pamela (morte d’overdose en 1974), c’est Corky qui s’occupa des affaires.

L’irascible Monsieur Steve Morrison, lui, ne voulait qu’une seule chose : préserver sa vie privée et « rester en dehors de tout ça ». Aussi s’est-il entendu avec l’amiral Steve pour faire un partage égal et couper court à tout futur et éventuel litige.  Il faut croire que dans le refus persistant du père de Jim Morrison, il y avait une bonne dose de ressentiment envers la gloire de Jim. «Manifestement, écrit Hervé Muller, Monsieur Steve n’avait pas digéré le passage œdipien de The End” présenté dans le passage de la vidéo de BiBi.
Le père de Pamela n’avait rencontré Jim de son vivant que deux ou trois fois mais comme le raconte Ray Manzarek, «il était à la retraite, avec rien à faire, et il se considérait comme un type doué d’un sens artistique, alors pour lui c’était une merveilleuse opportunité. Il voulait s’assurer que ces cinglés de Doors n’allaient pas ternir le souvenir de Jim. Il avait peur de nous, tu vois ! Alors il était là pour veiller à ce que tout reste dans les limites du bon goût. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé en train de bosser avec un type de soixante-cinq ans, lui faisant même fumer des joints avec nous à l’occasion».

Avant de partir à Paris et y retrouver Pamela Courson, Jim Morrison s’était confié à son ami Ray. Ce dernier rapporte : «Lorsque j’ai rencontré Jim, il passait son temps allongé au soleil sur le toit de la maison d’un ami, Dennis Jakob, à prendre de l’acide, à lire Nietzsche et à écrire les visions qui lui passaient par la tête. Ce fut pour lui une période douce et créatrice. Mais dès que les Doors ont commencé à marcher, tout est allé de plus en plus vite, tout est devenu de plus en plus fou et disproportionné. Je crois que c’est pour ça qu’il est venu à Paris, pour retrouver cette tranquillité, cet environnement artistique».
A Paris, Jim croisa la cinéaste Agnès Varda. Jim avait admiré les films de son mari, Jacques Demy. Interrogée sur cette rencontre, elle rapporta que Jim Morrison «voulait tirer un trait définitif sur Jim Morrison».

BiBi avait déjà écrit…

Tags : Agnès Varda, Colombus Courson, Doors, Hervé Muller, Jacques Demy, Jim Morrison, Pamela Courson, Ray Manzarek, Steve Morrison

Cet article a été publié le Lundi 13 avril 2009 à 17:41 et a été classé dans Rock & Musique sans bémol. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant à ce flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou un trackback depuis votre propre site.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Pensezbibi 210 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine