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Metallica à Paris Bercy : it kicks ass!

Publié le 13 avril 2009 par Forchibrator
Metallica ŕ Paris Bercy : it kicks ass!

Publié le 13/04/2009 imprimer envoyer ŕ un ami A A+ A++


Metallica à Paris Bercy : it kicks ass!

Metallica était ŕ Paris pour deux dates ŕ Bercy les 1er et 2 avril, le tout complet dčs la premičre heure. Arrivée sur les lieux vers 14h ce jeudi 2 avril, la journée commence bien puisque la météo est clémente. Bien sympathique vu le temps que l'on va passer dehors. L'ambiance est bon enfant, des chansons de Metallica sortent de quelques portables, ça discute concerts et de ce que chacun espčre entendre ce soir. La sécurité vient monter un peu la pression en nous demandant de bien s'alimenter car les compčres on annoncé qu'ils allaient Ť tout donner pour leur derničre soirée dans la capitale ť. Nous voilŕ rassurés ! Les portes s'ouvrent ŕ 17h30, ruée ŕ l'intérieur de Bercy avec toujours ces męmes frissons en rentrant dans l'arčne. La fosse est quasi vide, toutes les places sont offertes, c'est clair, on va en prendre plein la vue.
L'ambiance est encore au rendez-vous grâce aux quadragénaires qui hurlent Ť Metallica ! ť en faisant ainsi brailler tout le monde, puis finiront par lancer une ola générale. 19H10, la soirée commence enfin avec The Sword, grosse déception sonore puisque la voix est ŕ peine audible et les instruments se mélangent dans un bordel pas possible. En plus d'acheter un ingénieur son au groupe il faudra aussi penser ŕ leur payer de l'humilité puisque leur attitude, en particulier celle du bassiste, laisse penser que ce sont eux que l'on est venu voir. Grave erreur. Lors de la derničre compo le batteur du groupe a été relayé par... Lars Ulrich himself ! Petite surprise en avance histoire de nous mettre l'eau ŕ la bouche. Les années de métier se font de suite sentir, la batterie est bien plus audible et donne un tout autre rythme aux morceaux. Au bout d'une petite demi-heure, le groupe quitte la scčne pour laisser place aux techniciens de Machine Head.
Metallica à Paris Bercy : it kicks ass!

Lŕ encore le son fait défaut mais s'améliore cependant, le quatuor en enchaine les morceaux avec plus ou moins de réceptivité de la part du public du fait que leur style est bien plus violent que celui des Four Horsemen. Seuls Ť Davidian ť et Ť Imperium ť, qui sont connus du plus grand nombre, remuent un peu les foules. On notera tout de męme un joli clin d'œil fait ŕ Metallica en jouant l'intro de Ť Welcome Home (Sanitarium) ť puis détend l'atmosphčre en grattant l'air de Ť joyeux anniversaire ť en l'honneur de Phil Demmel, le tout bien sűr scandé par le public. Au bout d'une heure, Machine Head quitte la scčne aprčs un show qui manquait sans doute d'originalité tant chaque intervention du chanteur semblait ętre calculée.
Aprčs une longue, trčs longue attente, la lumičre s'éteint enfin pour laisser place ŕ l'intro d'Ennio Morricone immédiatement chantée par toute la salle. Le groupe arrive enfin sur scčne avec Ť That Was Just Your Life ť, les guitares saturées se męlent ŕ un show laser époustouflant et aux premiers mouvements de foules. Au détriment des quelques couples ou personnes venues tranquillement prendre place au milieu de la fosse qui se sont vite vues catapultées un peu plus loin. Le groupe est lui aussi ŕ fond d'entrée de jeu ; Lars matraque sa batterie, Robert męle sa basse au sein des laser tandis que James et Kirk traversent la scčne ŕ toute vitesse. Aprčs quelques mots en français ou non, le groupe enchaine les morceaux en mélangeant le dernier Death Magnetic aux anciens albums. Quel plaisir d'entendre ces vieux sons reprendre vie ! La voix de James Hetfield est légčrement suraigüe et ressemble ŕ s'y méprendre ŕ celle de Dave Mustaine, un comble quand on connait leurs différents. Bien heureusement, quelques réglages atténueront au fur et ŕ mesure ce défaut, mais il faut aussi dire que l'écho inévitable dans Bercy ne facilite pas les choses.
Le groupe quitte précipitamment la scčne au bout de quatre chansons, Bercy est plongé dans le noir et c'est dans une exclamation générale que des effets pyrotechniques accompagnent l'intro de Ť One ť. Le groupe remonte sur scčne et entame proprement dit le morceau, les guitares laissent donc place ŕ un son clair aprčs quatre chansons saturées. Et quel son ! Cette fois-ci, l'écho de la salle fait des merveilles et la chanson sera réussie dans son intégralité jusqu'ŕ l'ultime explosion instrumentale, pyrotechnique et lumineuse. Un chef d'œuvre ŕ part entičre. Tout comme le trčs lourd Ť Sad But True ť annoncé par un coutumier mais toujours aussi efficace Ť Do you want heavy ? Metallica gives you heavy ! ť. Le quatuor enchaîne les morceaux mais ne laisse pas pour autant de côté la communication avec le public, loin de lŕ. James Hetfield parle entre chaque morceau pour notre plus grand bonheur, Robert et Kirk y vont de leurs petits gestes avec les premiers rangs et Lars effectue sans arręt des allers-retours entre la batterie et le public en nous hurlant dessus. Ce n'est peut ętre qu'une impression, mais ils semblent prendre un pied énorme ce soir.

Aprčs un premier solo de Kirk Hammett, Bercy est ŕ nouveau plongé dans le noir avant d'entamer le dernier tiers du concert. Comme précédemment, le retour est magistral, un unique projecteur éclaire James Hetfield , lequel est confortablement assis sur un de ses amplis et entame les premičres notes de Ť The Day That Never Comes ť dans un son des plus doux. Les effets micros pour la voix de James et la complexité de ce morceau font partie de la réussite de celui-ci. Sans transition cette fois, le groupe enchaine sur l'incontournable Ť Master Of Puppets ť ce qui a pour effet de lancer le plus gros bordel dans la fosse qu'ai connu Bercy. Le parquet de basket n'a qu'ŕ bien se tenir sous les dalles ! C'est d'une seule voix et le poing levé que la salle s'écrie Ť Master ! ť ŕ chaque refrain. Le tout dans une arčne éclairée pour l'occasion ce qui donne une puissance phénoménale au morceau clôturé par le rire diabolique de James. Quitte ŕ se ruiner dans les pogos autant le faire de bon cœur puisque c'est sans répit que le groupe enchaine avec le rapide Ť Fight Fire With Fire ť finalement apaisé par un second solo bluesy transcendant de Ť Kirk the ripper Hammett ť puis par le trčs attendu et espéré Ť Nothing Else Matters ť. Attendu mais pas forcément réussi, le groupe se donne moins que sur les autres chansons et semble se lasser du tube planétaire. C'est joli mais sans plus. Le groupe quitte la scčne une derničre fois, c'est maintenant au tour du rappel.

Pour celui-ci, Metallica nous réserve une nouvelle surprise : la venue de Bill Byford des Saxons pour interpréter Ť Motorcycle Man ť. Une façon de remercier ce groupe d'avoir lancé Metallica au début des années 80’ et par ailleurs de nous y plonger nous aussi. Et putain que c'est bon ! Ť Hit The Lights ť enfonce le clou, on s'imagine cheveux longs et sales, vętu d'un blouson de jean en balançant la tęte devant des morceaux qui deviendront les mythes du heavy metal. Le show se clôture avec Ť Three simple words : Seek And Destroy !ť pour lequel le groupe demande d'allumer les lumičres afin de nous voir chanter avec eux une derničre fois. Un lâché de ballons ŕ l'effigie du groupe accompagne le premier riff, durant toute la chanson le groupe donnera tout ce qu'il leur reste tout comme le public qui s'égosille et se donne quelques derniers coups d'épaules. Ť Seek And Destroy ť ne vieillira donc jamais.
Le show s'achčve définitivement dans un passage de chacun des membres au micro. Robert Trujillio nous fera part de ces quelques bases en français : Ť Alors ça va ça va qu'est ce qu'il y a ? Nom de dieu ! ť. Plutôt déroutant ! Quand Lars Ulrich nous expliquera longuement et non sans une certaine émotion dans la voix que la France serait l'endroit parfait pour le dernier concert de Metallica. Espčrerons-le ! Aprčs un lancé de médiator et de baguettes les vieux mais toujours époustouflants metaleux quittent la scčne au bout d'un peu plus de 2h de live. C'est peut ętre un des plus grands groupes du monde, mais il n'en reste pas moins simple et ouvert avec son public, contrairement ŕ d'autres moins connus qui se prennent la tęte ou ne décrochent pas un mot durant leur concert.
On sent la transpiration, la bičre et on a mal aux oreilles. Le compte y est, Metallica nous aura correctement botté le cul ce soir ! Pour les fans qui n'auront pas pu se rendre au concert (et les autres aussi bien sur) le concert audio est dispo sur le site officiel du groupe pour 9 ou 12 dollars suivant la qualité.
Max

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