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Résurrection…

Publié le 13 avril 2009 par Lawrence Desrosiers

Je ne veux surtout pas me comparer à Celui que tant de gens vénèrent en ce week-end (Dieu évidemment), mais c’est aujourd’hui le jour de mon retour à la vie. Je me sens renaître de cette grippe qui m’a affligé pendant presque une semaine. J’étais tellement congestionné, que respirer un peu d’air était devenu un exercice fastidieux; comme si j’étais au camp cinq de l’Everest.

D’habitude, j’aime aller dehors, profiter de l’air frais, du soleil, des bruits de la nature. Depuis mercredi, mes pantoufles et mon pyjama représentaient un grand réconfort. Mon lit devenait mon paradis. Le sommeil ne venait pas facilement. Avec le nez bouché, pas le choix de respirer par la bouche. Donc mal à la gorge. Et je ne vous ai pas parlé de ma toux; chaque tressaillement de mes poumons ressemblait à une torture intolérable.

Depuis six jours, je gobe sirop, pilule, goutte pour le nez. La bouffe et le vin ne m’intéressent pas, tout ça n’a pas de goût quand on a les trompettes bouchées.

Je reviens à la vie, tout cela devient du passé et j’espère retenir la leçon. Quand on fait de la photo en extérieur, la première chose à faire, c’est de se vêtir convenablement. Vaut mieux en avoir plus que moins, as-tu compris espèce de photographe de pacotille!!! Ne vous en faite pas, ces cris s’adressaient à moi.

Ce bout de temps à l’intérieur m’a permis d’écouter de la musique et de regarder quelques films, dont Le déserteur, un film que j’ai trouvé sombre et ennuyeux, avec des longueurs agaçantes. J’ai eu de la difficulté à le visionner au complet. Il me rappelle certains vieux films québécois, dans lesquels les personnages agissent et ne se parlent pas. Il se dégage de ce film un grand sentiment d’injustice des Québécois par rapport au reste du Canada et aussi la pire faiblesse humaine, qui amène les hommes à trahir leurs semblables, pour de l’argent. Cependant, la photographie est intéressante et le jeu des comédiens aussi.

Je me suis procuré deux CD, le nouveau de Pierre Lapointe, Sentiments humains et Eku Mamu de Florent Vollant. J’ai davantage écouté ce dernier. Le rythme, la musique, les paroles (même si je ne comprends pas un traître mot de la langue des Montagnais), me donne l’impression de sortir littéralement du cœur de la terre, de m’envelopper, de me faire grand bien. La simplicité de ce style de chanson contient ce qui est essentiel. Très bon album. Il y a une chanson en anglais et une en français. Florent Vollant est un shaman (Prêtre, guérisseur et devin, dans certains peuples du nord de l’Asie et de l’Amérique).

Je n’ai pas beaucoup écouté celui de Pierre Lapointe; à première écoute, c’est du pure Lapointe, avec des mots qui sortent de l’ordinaire, de la musique vivante, c’est torturé. Je me sens parfois écrasé par le gros égo de cet artiste. Son œuvre me donne l’impression d’être centré sur lui, au carré; ai-je tort? Suis-je complètement à côté de mes pompes? Ce n’est qu’une première écoute, dans mon état de ressuscité, je ne file pas pour me torturer les méninges. Donc, une écoute plus attentive viendra plus tard.

Lo x


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