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247° Pendant la crise, l'arnaque continue !

Publié le 14 avril 2009 par Jacques De Brethmas

Faisons nos courses en pochettes – surprise !
La déréglementation des volumes des emballages est le fruit d'une longue cogitation de la commission Européenne, qui travaille, rappelons le, entourée de 1250 « partenaires », c'est le nom qu'on donne à Bruxelles aux lobbys, représentant plus de 50 000 salariés à plein temps sans compter les bénévoles.
J'avais déjà dénoncé ces étranges conditions d'indépendance du travail de la Commission Européenne dans mon billet n° 170:
http://brethmas.blogspot.com/2008/05/170-le-conseil-de-leurope-confond.html
qui était axé sur la multiplication des aimables conseillers travaillant pour le compte des églises les plus étranges, des superstitions les plus intégristes et des sectes les plus menaçantes. Dans le dédale de 27 pays, n'importe quel gourou trouve le moyen de s'établir à travers une association, et ce « pied à terre » lui suffit pour devenir « partenaire » à parts entières auprès de la Commission européenne!
Dans ce foutoir, le représentant des raéliens, des mormons ou des scientologues dispose du même statut que celui des grandes religions, et l'ensemble des lobbys mystiques est cent fois supérieur par le nombre et les moyens à celui des libres penseurs et autres militants laïques ou athées.

La déréglementation des contenus résulte de cette même représentativité ubuesque, les représentants des marchands du temple et de leurs actionnaires ayant manifestement écrasé celle des consommateurs, pourtant infiniment plus nombreux.
Forts de l'art de la comm, ils ont donc fait dire aux foules hébétées ce qu'elles ne voulaient pas dire. La commission européenne a commencé par commander en 2001 un sondage à l'institut Eurobaromètre ( mentionné page 8 dans son projet) d'où il ressortait (entre autres) que 78,9 des Européens (dont 86,6% de Français) réclamaient, au contraire, des conditionnements mieux standardisés.
La commission a entendu les représentants des invalides, et en particulier l'union européenne des aveugles et mal-voyants:
http://www.euroblind.org/fichiersGB/summ.htm
qui représente suivant les estimations de 15 à 18 millions de personnes dans plus de trente pays, qui a bien sûr recommandé une plus grande standardisation assortie d'une normalisation des repères, le nombre des malvoyants augmentant plus vite par l'allongement de la vie que la science ne le réduit par ses avancées.
Et fort de toutes ces judicieuses recommandations, la Commission Européenne a donc décidé de déréglementer à tout va.
Souvenons nous de la directive européenne e75/788/com06 du 14 avril 1975, qui affirmait en préambule:
« Il est nécessaire de réduire autant que possible le nombre de volumes de contenants qui sont trop proches les uns des autres pour le même produit et qui sont par conséquent susceptibles d’induire le consommateur en erreur. »
On voit donc là tous les progrès réalisés par la normalisation européenne au fil des années, et on comprend maintenant toute l'attention que les technocrates de Bruxelles accordent à la normalisation du diamètre des bananes, au calibrage des cacahuètes non torréfiées et à l'influence de l'humidité de l'air sur le rayonnement des lampes à iodures dans les salles de bains.
On apprend avec un plaisir non-dissimulé qu'à la suite de savantes études dont on nous épargne d'ailleurs la publication, sans doute pour nous éviter une migraine, le consommateur européen a estimé qu'acheter le lait par 826 centilitres et le beurre par 223,5 grammes convenait davantage à ses besoins, et qu'en achetant sa lessive liquide par 2,856 litres au lieu de 3, il pouvait gérer son budget avec plus de souplesse et faciliter les calculs de la ménagère qui n'avait plus désormais qu'à mettre dans sa machine 1,87 bouchon de 1,237 centilitres de lessive pour 756 grammes de linge, quantité à augmenter de 8,65% par degré hydrotimétrique de l'eau au dessus de 17°TF. Voilà qui va quand même drôlement nous simplifier la vie.
Je rappelle à la Commission européenne qu'elle peut utilement s'inspirer du tableau ci-dessous pour parfaire sa réglementation en matière de liquide.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Baril
la pinte de Paris est une unité antérieure au système métrique, qui valait 48 pouces du Roi cubes, soit environ 952,146 millilitres ;
au Canada, une pinte désigne le quart impérial (unité anglo-saxonne), égal à 40 onces liquides, soit exactement 1,136 522 5 litre.
au Canada, on appelle une pinte US, symbole pt (US fl) ce qu' est un quart de gallon US qui vaut 16 onces liquides US, soit 0,473 176 47 litre.
au Québec, on fait encore référence de nos jours à un litre de lait comme étant une pinte de lait la pinte impériale, symbole pt (Imp), qui est une unité anglo-saxonne du Système d'unités impérial, et qui vaut 20 onces liquides impériales, soit exactement 0,568 261 25 litre ;
une pinte US, symbole pt (US fl), est une unité américaine pour mesurer le volume des liquides, qui vaut 16 onces liquides US, soit exactement 0,473 176 473 litre ;
une pinte US, symbole pt (US dry), est une unité américaine pour mesurer le volume des matières sèches. Elle vaut exactement 0,550 610 471 357 5 litre.
Baril de vrac (anglais Bulk barrel), qui vaut soit 5,8 soit 5,0 cu ft (~164,238 l) Baril impérial (anglais Imperial barrel), qui vaut 36 gallons impériaux (~163,659 l)
Baril d'eau de vie (anglais U.S. proof spirit barrel), qui vaut 40 gallons américains (~151,416 l)
Baril liquide (anglais U.S. fluid barrel), qui vaut 31,5 gallons américains (~119,240 l)
Baril de bière (anglais U.S. beer barrel), qui vaut 31 gallons américains (~117,348 l)
Baril sec (anglais U.S. dry barrel), qui vaut 105 pintes sèches américaines (~115,628 l)
Baril de vin (anglais U.S. wine barrel), qui vaut 30 gallons américains (~113,562 l)
Baril de canneberges (anglais U.S. cranberry barrel), qui vaut soit 86 et 45/64 pintes sèches américaines (~95,479 l), soit 5 826 cu in (~95,471 l
)
En réalité, l'ancêtre de l'Europe, la CECA (Communauté Européenne Charbon -Acier) avait, dès sa fondation en 1951, décidé d'adopter le système métrique. C'est donc renier le pragmatisme des pères fondateurs que de demander aujourd'hui au dit système métrique de définir des quantités aussi barbares que 285,4 centilitres de lessives ou 223 grammes de beurre... Hadopipi dans le violon...
Une petite claque et ça repart.

En attendant, et pour rester dans le domaine des incongruités et autres barbaries, l'UMP a raté le coup de la loi Hadopi qui voulait nous faire prendre chaque internaute pour un voleur de poules en puissance. « Petit raté administratif » comme dit Jean François Copé... dont l'abus de langue de bois a, par mutation génétique, doté le citoyen français d'une oreille de bois. Pas si sûr.... Je crois que nous venons d'assister au remake à droite du lamentable épisode à gauche du vote manqué du PACS d'avril 1999.
Parce qu'après avoir voté un truc pareil, les députés de l'UMP, pour gagner leur croûte, il faudra bien qu'ils se représentent un jour devant leurs électeurs. Lesquels, par la bonne gestion de leur parti préféré, ont déjà perdu pèle mêle une école, un tribunal, une poste, une caserne, une perception, un bureau de poste, un hôpital, une gare... Leur faire avaler de surcroît l'éventualité d'une privation de leur connexion internet aussi arbitraire qu'un flash de radar, sans examen des faits, sans audition de l'intéressé, sans possibilité de se défendre, sans jugement,.... aussi à droite qu'ils soient, ça les indispose.
Si grosses que soient les ficelles, elles ont une limite de rupture, et manifestement, celles de l'UMP commencent à craquer. (Enfin ! ! ! )
Alors, messieurs les députés se sont défilé, tout comme s'étaient défilé les députés socialistes en 1999 pour ne pas devoir répondre dans leur village d'un PACS (qui n'était nullement un mariage homosexuel), mais que leurs opposants de l'époque n'avaient pas manqué de leur jeter comme tel à la figure.
Certes, ils vont essayer de la représenter, leur loi Hadopi, qui ne fait d'unanimité que chez ses opposants. . Peut-être même y parvenir. Mais le malaise est maintenant « officiel ».
Les députés UMP sont-ils des godillots au service des rentiers du show bizz? Feront-ils plus pour enrichir les barons du disque et de l'écran qu'ils ne font pour leur faire payer des impôts?
L'avenir nous le dira. En attendant, même parmi les « ayant-droits », beaucoup, et non des moindres, sont opposés à ce projet.:
http://pourlecinema.over-blog.fr/article-30053660.html
sans compter les institutions professionnelles réellement et techniquement compétentes:
http://www.isoc.fr/
http://www.april.org/

Le statut du beau-parent en panne...
Fort de ce vieux précepte parlementaire qui dit que
« Quand on veut enterrer une loi, on nomme une commission »,
la loi sur le statut du beau-parent a été confiée à l'étude d'une commission sous la houlette de Jean Léonetti, député UMP. Et il est déjà question d'exclure les homosexuels du bénéfice de cette mesure.
Cela ne sera pas facile, car l'homosexualité, depuis 1982, n'a plus d'existence légale dans les textes français, et que la notion de « même sexe » concernant les couples est considérée comme une discrimination aussi bien par la Halde que la par la Commission Européenne, qui parfois, fait quelque chose d'utile.
Mais la commission a tout son temps...

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