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Harper’s island : 1.02 Crackle

Publié le 20 avril 2009 par Tao

L’épisode pilot n’était pas un grand moment de télévision mais il avait le mérite de réunir tous les clichés possibles des pires films d’horreurs. Ce deuxième épisode suit un peu la même trajectoire, ce n’est pas pire. Le truc, c’est tellement nanar, tellement nul qu’on reste forcément collé devant sa télévision. Voilà une série géniale, n’ayant pas peur du ridicule et qui arrive encore à se prendre au sérieux malgré le surréalisme de la situation.

Le pire, c’est sans doute la serveuse givrée voulant devenir la colocataire de l’héroïne et qui a répété leur première conversation un million de fois dans sa tête. Ça fait tellement longtemps qu’elle veut parler à Abby. Toutes les deux ayant perdus leur maman dans le massacre de John Wakefield. Bien tarée, Kelly continue de voir le meurtrier mort. Et comme c’est la meilleure journée depuis longtemps, elle décide de fêter cela en se suicidant. Une terrible question demeure, faux suicide ou faux meurtre ? J’en tremble de tout mon être.

Là, on reste dans une certaine logique car on voit en Kelly ce qu’Abby aurait pu devenir en restant à Harper’s island. Mais ce sera le seul moment un peu cohérent. Car oui, allez chercher pourquoi on décapite monsieur le curé. Oui, ça risque un peu d’embêter les futurs jeunes mariés si le prêtre devant présider la cérémonie est mort. Mais bon à part ça, je ne vois pas. La scène est portant totalement géniale car kitsch à mort. Va y que j’enlève les vieilles toiles d’araignée, que je règle mon appareil auditif au maximum pour entendre le bruit de la machette, que je me prenne les pieds dans un piège pour me retrouver la tête en bas avant de me la faire couper. C’est ridicule, on se croirait dans un film d’horreur des années 80 comme le tout premier Vendredi 13 avec Kevin Bacon et c’est cela qui est génial.

Le coup du piège à animaux a tellement bien marché, on nous le ressort une deuxième fois avec le rosbif blondinet. Va t’on lui couper la tête ? Oui, non ? Et bien non, on le retrouve vivant. Et l’autre sporty guy se rappelle seulement à la nuit tombée l’avoir croisé dans les bois suspendus par les pieds. Ça en devient burlesque car oui, c’est tellement plus sympa de faire un tour en forêt quand il fait nuit noire et qu’un psychopathe se ballade dans la nature.

Je vous l’avais dit, les demoiselles d’honneur au QI inférieur à celui de Paris Hilton allait faire de jolies victimes. Et bien c’est parti. L’une des petites pétasses dont je n’avais pas remarqué la présence dans le pilot perd son chien dans le bois et se retrouve à jouer à la torche humaine dans un trou. Ça m’a fait penser à ces petits jeux en ligne où l’on torture un bonhomme Stickman. Elle cherche son chien, tombe dans un trou, est arrosé d’essence en se demandant ce qui lui arrive. Et puis le tueur allume une allumette en gros plan avant de la jeter sur la blonde se mettant à gueuler comme une malade. Remarquez, elle se serait teint moins souvent les cheveux, ils auraient été moins secs et donc ils auraient moins vite pris feu. Ah, lala, ces blondes. Elles sont connes, je vous jure.

Après les victimes, passons aux psychopathes en puissance. Et là, je veux les deux péquenauds à la fois pêcheurs, chasseurs et chercheurs d’emmerde. Je ne sais pas pourquoi mais ils me font penser à Billy Loomis et Stuart Macher (Skeet Ulrich et Matthew Lillard) les deux tueurs de Scream. D’un autre côté, on insiste si lourdement durant l’épisode, normal de voir en eux des suspects. Et l’héroïne au look de Sydney Prescott rajoute un peu au phénomène de mimétisme. Autre fêlé possible, Hunter (au nom prédestiné) l’ex petit ami rodant dans les bois au moment de la fête et tenant compagnie au toutou de la blonde avant sa tragique disparition en feu de paille. N’oublions pas non plus papa Richard Burgui. Il a l’air de se demander ce qu’il fait là et il est tellement mauvais, qu’il me rappelle d’horribles souvenirs en compagnie de la Sentinelle qu’il était autrefois. Donc si on a choisi Richard Burgui dans le rôle, c’est forcément lui le tueur. Sinon pourquoi serait il venu se faire chier dans cette galère ? Il pourrait partir à la recherche de son vieux pote de galère, Harry Hamlin dont la moitié du corps pourri toujours sur le pont. D’ailleurs on ne la toujours pas retrouvé, ni lui, ni le prêtre sans tête. Le shérif se déplace pour le suicide d’une paumée dont personne n’en a rien à foutre. Mais le curé du village est assassiné, mais là pas de soucis.

Pour terminer cet article, autre moment kitsh, la tête du daim dans la baignoire. J’imagine la scène, Jeffrey Bell (le scénariste de l’épisode) écrivant l’épisode en vidant sa troisième bouteille de vin bon marché en regardant le Parrain. Ça a du lui monter à la tête, mais visiblement pas lui donner de très bonnes idées. A cause de ça, Henry est tout paniqué et doit nettoyer la chambre avant le retour de son future femme faisant pendant ce temps presque une crise cardiaque en voyant son père et son ex copain discuter.

Bilan : Harper’s island ça m’éclate. C’est totalement has been, ringard, tout ce que vous voulez. Tellement dépassé que ça en devient génial. Quand je regarde Lost par exemple, il y a toujours l’angoisse d’avoir un épisode moins bien, d’être déçu. Avec Harper’s island, pas la peine de se poser la question. On sait que ça sera sans doute pire que l’épisode précédent, qu’on aura des dialogues niais et un jeu d’acteur pitoyable. Ce qui intéresse, ce sont les meurtres en pagaille et après les trois morts de cet épisode, on peut désormais s’attendre à tout dans le domaine du ridicule. Cela dit, par rapport au pilot, ce deuxième épisode est meilleur. Il y a plus de rythme, moins de blabla et les meurtres s’enchaînent. Mais il n’y a toujours aucune tension, aucune angoisse. Un bon film d’horreur, ça vous fait regarder sous votre lit avant d’aller vous coucher. Harper’s island a loin d’avoir cet effet. Même si pour l’occasion j’avais suivi les conseils du site Zap2it et regardé l’épisode dans le noir. Mais rien n’y fait, ça me donne envie de voir la suite et je n’en reviens pas moi même. Harper’s island, on y revient toujours… sauf les morts et les téléspectateurs de CBS qui sont restés sur le quai depuis la semaine dernière.


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