Magazine Société

Une jeune Iranienne dans le couloir de la mort

Publié le 20 avril 2009 par Delphineminoui1974

Une mauvaise nouvelle en cache une autre, encore pire. A force de se gratter la tête pour essayer de comprendre ce qui se trame derrière la condamnation de Roxana Saberi à huit ans de prison, la presse internationale a presque fait l'impasse sur la triste histoire de Delara Darabi, une jeune Iranienne accusée de crime et dont l'exécution pourrait être imminente. 

 

delara-medium.jpg
Le quotidien iranien Etemaad vient de revenir sur cette affaire, survenue il y a six ans, alors que Delara était encore mineure. A l'époque, elle fut rendue coupable d'avoir tué la cousine de son père lors d'un cambriolage effectué avec un complice de 19 ans - son petit ami, semble-t-il.

La jeune fille avait alors reconnu le crime, avant de se rétracter, affirmant avoir été droguée par son compagnon et avoir seulement été témoin du meurtre.

Condamnée à mort, elle attend, depuis, sa sentence, derrière les barreaux d'une prison de Racht, au Nord de l'Iran. Elle a aujourd'hui 23 ans. L'Iran adhère à deux conventions internationales dont les signataires s'engagent à ne pas exécuter de condamnés à mort pour des crimes commis avant leur majorité. Mais d'après les associations féminines, la République islamique déroge régulièrement à la règle.


Selon Etemad, son avocat, Abdolsamad Khoramshahi - qui n'est autre que l'avocat de Roxana Saberi - craint que l'exécution n'ait lieu aujourd'hui ou demain. Aujourd'hui, précise-t-il, la seule issue pour qu'elle ait la vie sauve serait de « contacter la famille de la victime et lui demander d'accorder son pardon ».

D'après la loi iranienne, inspirée de la charia, un crime commis nécessite « rétribution » par la condamnation du criminel. Mais si la famille de la victime fait preuve d'indulgence, elle peut demander à transformer le « qisas » en « diya » (ou « prix du sang », c'est-à-dire une compensation financière couvrant la mort de la victime).

Sur place, en Iran, les associations se mobilisent pour essayer de sauver la vie de la jeune fille. Les parents de Delara ont également adressé, vendredi, une lettre à l'ayatollah Shahroudi, le chef du pouvoir judiciaire (dont vous pouvez trouver une version anglaise ici) demandant que leur fille soit amnistiée.

 
Delara Darabi n'a pas de passeport américain. Et elle n'a pas été élue, non plus, Miss Dakota.

Mais est-ce une raison pour l'oublier, se demandent les défenseurs des droits de l'homme ?


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Delphineminoui1974 564 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazine