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Faut-il se méfier des pigeons ?

Publié le 21 avril 2009 par Pierre

coup-de-pied3Quoi de plus banal qu’un de ces pigeons qui se baladent sur les trottoirs, volent d’un arbre à l’autre, et lâchent de temps en temps une fiente sur le sol ?

Il n’est pas peu dire que nous ne portons pas en sympathie ces volatiles ! Ceux qui veulent les nourrir préfèrent désormais se cacher, de peur de subir la vindicte populaire. Logique : qui n’a jamais râlé en découvrant sa voiture couverte de ces déjections dégoulinantes ? Qui ne s’est jamais écarté, l’air dégoûté, de ces pigeons picorant quelque saleté sur le goudron ? Qui n’a jamais reçu sur la tête _ ou sur l’épaule _ une horrible fiente juste avant un rendez vous ?

Qui n’a jamais eu envie de balancer un bon coup de pied dans le cul de ces oiseaux de malheur ?

Bref, le pigeon a mauvaise presse en ce moment.

Tout ceci est-il bien justifié ?

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Un court regard dans le rétroviseur de l’Histoire nous rappelle que le pigeon vivait autrefois en bonne intelligence avec nous. Domestiqué pour sa viande (pigeon aux petits pois) ou pour ses qualités de course (pigeon voyageur), le pigeon fut pendant longtemps le meilleur ami de l’Homme. Il est maintenant devenu le symbole de la saleté urbaine. Détail significatif : on appelle « pigeon » un imbécile qui se fait embobiner, qui se fait rouler dans la farine.

Ce virage à 180° ne serait-il pas le symbole d’une civilisation urbaine qui s’est coupée de sa terre nourricière ? Nous vivions en symbiose avec la Nature, porteuse de sens, de vie et de ressources. Désormais celle-ci est une menace. On extermine les pigeons, on les chasse, on a peur d’eux.

Mais pourquoi avoir peur des pigeons, et pas des moineaux ou des chats, me direz-vous ?

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Eh bien tout simplement parce ces saloperies de pigeons ne trouvent rien de mieux à faire que de s’envoler brusquement devant nous dans la rue, nous inondant de miasmes, microbes et vermine en tout genre.

Pensez donc : en battant des ailes, le pigeon libère une quantité phénoménale de saloperies microscopiques, qui s’empressent de se coller à nos vêtements et nos cheveux, ou alors que nous avalons si nous nous baladons la bouche ouverte. Je vous laisse imaginer la suite : vêtements douteux, démangeaisons, allergies.

Finalement, je pense que les pigeons n’ont que ce qu’ils méritent.
Qui sème la fiente récolte la vindicte.


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