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Entre Sauve et Odessa, quelque part, le Mistral en pleine gueule

Par Eric Mccomber
Entre Sauve et Odessa, quelque part, le Mistral en pleine gueule
Entre Sauve et Odessa, quelque part, le Mistral en pleine gueule
Entre Sauve et Odessa, quelque part, le Mistral en pleine gueule
Trois jours durs avec un vent à écorner les yeux, à fendre les lunettes. Aujourd'hui, nous avons roulé huit heures, très souvent en descente, mais sur le plus petit développement, essoufflés, cassés, brûlés. Huit heures pour un peu moins de 70 km. Une vraie torture, mais dans un jardin de raisins et d'olives d'une sidérante beauté. Les chaises des cafés volent, les platanes et les peupliers se penchent et souffrent en vacarmes de branches tordues, les vignes se recroquevillent sur leurs fils, pliées en plein soleil. Quant à nous quatre, Guillaume, Magalie, Dominique et votre épuisé serviteur, eh bien, nous besognons mètre par mètre et caillou par caillou, spartiates et concentrés. Et nous arrivons à bon port, absolument lavés de nos histoires et de nos âmes, simples humains, affamés, fourbus, cassés. Caro nous accueille, Caro qui doit nous rejoindre en août. Finalement, qu'est-ce ? C'est le bôônheur. © Éric McComber

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