Magazine France

Vous hésitiez à défiler le 1er Mai ? : Brice Hortefeux vous y invite !!!

Publié le 26 avril 2009 par Slovar
Vous hésitiez à défiler le 1er Mai ? : Brice Hortefeux vous y invite !!!La situation économique et sociale a une "odeur de poudre" comme l' a écrit Jérome Pascot un collègue blogueur.
Le chômage s'accélère et les français s'interrogent sur les mesures que le Ministère du Travail envisage pour limiter la casse. Pour beaucoup de français, le Ministre du Travail, c'est toujours, le "gentil" Xavier Bertrand. Erreur, maintenant c'est l'ancien ministre des "reconductions à la frontière" qui officie au poste : Brice Hortefeux.
Absolument pas adapté au poste, mais mis en place par le Président pour cause d'amitié et de fidélité indéfectible, il est là pour appliquer sans se poser de question, les demandes et envies de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, après nous avoir refait le coup du Ministre de l'Intérieur spécialiste du nettoyage de racailles, Nicolas Sarkozy VEUT et EXIGE que le débat sur le travail dominical (qui avait avorté faute de majorité) ait lieu et aboutisse à une application immédiate.
Comme il l'a déclaré : "Partout où je vais dans le monde tout est ouvert le dimanche, il n'y a pas de raison qu'il n'en soit pas de même en France" En effet, lorsqu'il sort de son travail, il constate que sur les Champs Elysées on ne peut pas aller acheter son sac VUITTON (quel scandale pour ceux dont le pouvoir d'achat se porte bien !!!) le dimanche, comme vous pourrez le constater sur cette vidéo publiée il y a peu sur Le Post.


envoyé par LePostfr

Or ce que le Président veut ... On peut le lire dans le JDD
A moins d'une semaine d'un 1er-Mai qui s'annonce offensif dans les rues du pays, le gouvernement jette un nouveau pavé dans la mare. Invité ce dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, Brice Hortefeux a remis sur la table l'épineuse question du travail dominical. Abandonné en décembre dernier en raison de trop nombreuses oppositions, y compris à droite, le projet, ardemment soutenu par Nicolas Sarkozy, va pourtant faire son retour devant le Parlement. "En juillet" plus précisément - et sous forme de proposition de loi - a dévoilé le ministre des Affaires sociales. Une période où, traditionnellement, les polémiques sont, vacances obligent, moins virulentes qu'à une autre période de l'année...
Toutes nos félicitations à ce gouvernement "courageux" qui va profiter de la période des congès pour faire adopter une lubie du Président !!!!
Toutefois, le "meilleur ami" du chef de l'Etat, qui reprend ici un dossier de son prédécesseur Xavier Bertrand, se défend de tout passage en force. Le texte doit en effet être revu et corrigé par rapport à la proposition de loi, tant décriée, déposée quelques mois plus tôt par le député provençal Richard Maillié. La nouvelle mouture doit notamment être débattue en amont avec les partenaires sociaux, mais également avec les "autorités religieuses, catholiques et protestantes", "pour bien souligner qu'il ne s'agit pas d'une remise en cause du repos dominical", dixit le ministre. "Nous allons débloquer le dossier", a-t-il ajouté, sûr de son fait et soucieux de mieux encadrer l'ouverture dominicale des magasins.
Car, les seuls blocages connus à droite sur le sujet ne reposent que sur l'office religieux du dimanche. Les députés se moquent pas mal de la vie de famille et du simple repos. Les salariés devront-ils tous affirmer qu'ils se rendent à la messe du dimanche matin pour pouvoir éviter de travailler ce jour là ?
Selon le voeu ministériel, celles-ci devraient être autorisées dans "tous les commerces de détail", dans "les zones touristiques et thermales", ainsi que dans certaines "grandes agglomérations", comme Paris, Marseille et Lille. Pour le reste, a-t-il promis, "je n'ai pas évoqué l'augmentation du nombre de dimanches", actuellement plafonné par la loi à cinq ouvertures par an. Cherchant à apaiser les esprits, l'ancien ministre de l'Immigration a répété que le volontariat des salariés resterait la règle. "Il faut permettre aux salariés qui le souhaitent dans des zones bien définies, de pouvoir effectivement travailler volontairement", a-t-il expliqué, sans garantie, toutefois, de pouvoir convaincre les nombreux opposants au projet.
Par contre, rien sur une garantie que les salariés seraient payés double : "Le texte de Richard Mallié "ne garantit pas le paiement double des salariés le dimanche et cela, malgré les promesses de Nicolas Sarkozy et les nombreuses déclarations du ministre du Travail, Xavier Bertrand". "Rien d'étonnant quand on sait que le secteur des magasins de meubles a obtenu une dérogation à l'ouverture le dimanche sans aucune obligation de payer double ses salariés" peut on lire sur le site du Collectif des amis du Dimanche qui connait particulièrement bien le sujet et les problèmes que cette mesure va engendrer.
Alors, devant cette mesure "digne" de sauver la France de la crise, une suggestion et deux conseils :
- Devant le travail éprouvant des députés qui ne trouvent pas le temps de se rendre à l'Assemblée pour voter des textes importants : Exigeons qu'ils siègent tous les dimanches. ça devrait augmenter la production législative !!!
- Allez montrer massivement le 1er Mai au Président et à son gouvernement que "l'odeur de poudre" évoquée en début de texte n'est pas qu'une image
Et surtout :
- Pensez bien à faire savoir à l'UMP, qui soutiendra dans sa grande majorité le travail dominical, que vous ne les supportez plus, en votant massivement pour qui vous voulez, sauf eux aux élections européennes. Dans le cas (malheureux) où les listes UMP arriveraient en première position, la voie au massacre social serait ouverte ... sans fin
C'est vous qui voyez ....
En savoir plus
Le site du Collectif des amis du Dimanche
Note de la rédaction : Cet article est le 900 eme publié depuis la création de Slovar les Nouvelles en 2005

Libellés : emploi, politique, social, société, travail


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Slovar 2897 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte