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Didier Reynders, l’homme qui roule en Sarko

Publié le 18 mai 2009 par François Collette

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Le monde politique belge et particulièrement francophone est ainsi fait, la plupart de ses « poids lourds » ne sont en fait que de petits potentats régionaux sans beaucoup d’envergure que je n’ai d’ailleurs jamais hésité à qualifier de nains tant ils nous « gavent de nullité » comme l’a écrit un jour avec pertinence un lecteur sur ce blog. Attention, je ne dis pas « tous pourris », ce n’est pas du tout pareil. Je dis des nains, comme avait autrefois qualifié les journalistes un certain Louis Michel, ancien président du MR et actuel commissaire européen sortant. 

Alors que le PS et son président Elio Di Rupo soulèvent invectives et vitupérations, il est un homme de l’autre bord politique qui se fait méchamment remarquer depuis des mois par son arrogance et son ego surdimensionné : Didier Reynders, président des libéraux francophones (MR, petit frère idéologique de l’UMP), par ailleurs ministre des Finances et vice-premier ministre au gouvernement fédéral.

Voyez déjà le cumul scabreux et ses conflits d’intérêt potentiels, sans compter la charge de travail et le choix de la casquette en fonction de l’actualité : quand est-il président de parti et quand est-il ministre ou vice-premier ministre ? Bonne question mais l’intéressé prétend tout gérer avec intelligence et loyauté. Tout le monde n’est pas de cet avis et les critiques pleuvent sur la gestion du ministère des Finances jugé peu efficace et engoncé dans l’immobilisme.

Didier Reynders, très très sûr de lui et omniprésent dans les médias depuis qu’il a remplacé Louis Michel à la tête du Mouvement Réformateur en 2004, excelle dans l’art d’irriter, même au sein de son parti, en s’érigeant en perpétuel donneur de leçons arrogant, cynique et parfois méprisant. Ce comportement ne vous rappelle personne ? Berlusconi ? Oui, mais encore ?

Sa dernière vanne médiatique - « l’appareil du PS est infréquentable » -, dans un pays où gouverner en coalition est obligatoire vu le mode de scrutin, lui ôte encore une once de crédibilité (donc aussi au MR) au point que le vieux sage Michel dont il est question ci-dessus a dû monter au créneau pour rectifier le tir et calmer les socialistes et leur pasionaria Laurette O., ministre de la Justice et donc collègue de l’impertinent au gouvernement fédéral. 

Vu de l’étranger, tout cela est bien risible, c’est un peu Clochemerle, j’en conviens, mais c’est cela la politique en Belgique : un bac à sable boueux, un marigot dans lequel jouent sans relâche les amis-ennemis de toujours. C’est « la guerre des boutons » en beaucoup moins drôle.

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Pour suivre : Joëlle Milquet et ses Humanoïdes Humanistes Associés catho-centristes

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Pour les amateurs, les aficionados et les curieux, voici le site perso de Didier Reynders

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