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Attention : les taux d’intérêt ne supportent pas longtemps qu’on les manipule !

Publié le 18 mai 2009 par Alaindumait

Attention : les taux d’intérêt ne supportent pas longtemps qu’on les manipule !

La une du n°71 du "Cri du Contribuable"

Une des conséquences de la crise financière actuelle est évidemment de réduire encore la crédibilité des hommes politiques, des fonctionnaires qui les servent et des économistes qui les guident.

Car rien ne va comme ils disent le vouloir.

L’économie – qui n’est rien d’   autre que l’agrégation de tous les producteurs, les consommateurs, les épargnants et les investisseurs – n’en fait qu’à sa tête.

Tenant seuls les manettes de la monnaie et du contrôle des banques, ils sont seuls responsables de cette catastrophe. Mais ils en accusent leurs ennemis habituels, boucs émissaires faciles, qui n’y sont pourtant pour rien : les paradis fiscaux, les hedge funds et les stocks options…

Le château de cartes qu’ils avaient construit s’est écroulé, emportant avec lui la moitié de l’épargne mondiale.

La récession était inévitable. Et même souhaitable, comme une purge. Pour identifier les produits d’épargne toxiques ; pour reconstruire des bonnes banques ; pour restaurer l’épargne publique, au lieu et place du crédit à tout va.

Mais ils n’en démordent pas : ils veulent reconstruire le modèle ancien. Avec quelques variantes un peu plus dirigistes…

C’est ainsi qu’un consensus universel s’est établi sur l’avantage d’une baisse généralisée et concertée des taux d’intérêt.

Et en effet les taux d’intérêt bas favorisent la consommation et l’investissement, donc la production et l’emploi. Et ils contrarient la tendance à la récession, qui résulte de la propension des agents économiques à reconstituer leurs encaisses, largement emportées par la crise financière.

L’ennui est que cette politique, parfaitement artificielle, porte en elle non seulement ses limites mais aussi ses contradictions.

1)   Cette politique est artificielle.

On ignore ce que seraient des taux d’intérêt naturels, dans une économie libre, mais on peut parier que ces taux seraient plus élevés que ceux qui sont par exemple demandés aux banques qui se présentent à leurs guichets par la Fed ou par la BCE, c’est-à-dire 0% ou 1% actuellement…

2)   Elle porte en elle ses limites, car on a jamais vu appliquer des taux faciaux négatifs,  et l’on ne sache pas que cette politique laxiste porte automatiquement ses fruits. On a même vu le contraire depuis 15 ans au Japon…

3)   Elle est surtout porteuse d’une contradiction fondamentale.

Soit que cette politique s’avère inopérante, les agents économiques préférant reconstituer leurs encaisses avant toute autre chose. Soit qu’elle fonctionne, et alors, rapidement, par un renversement des anticipations, que les bons économistes connaissent bien, mais que les hommes politiques ignorent – c’est pourtant fondamental, les anticipations, dans la vraie vie économique – les agents économiques se précipitent pour acheter ce qu’ils boudaient jusque-là, et l’inflation repart en même temps que la production. Les liquidités brûlent les doigts de ceux qui en ont. L’hyper inflation est alors alimentée par l’inévitable changement de pieds des dirigeants des banques centrales, qui sont bien obligés d’essayer d’éteindre l’incendie.

Tel est le scénario horrible, non pas certain mais possible, par lequel nous passerions bientôt de la récession/déflation à la reprise/hyper inflation.

Ce scénario est conforme à l’enseignement des meilleurs économistes, que ce soit Von Mises, Friedrich Hayek, Murray Rothbard ou Jacques Rueff. Tous nous ont mis en garde contre les manipulations monétaires. Nous nous y vautrons comme jamais… Tous nous ont conseillé d’établir une politique monétaire et financière stable, l’adossement à l’or étant le meilleur moyen d’y parvenir…

Une question légitime doit alors être posée : que faut-il faire de son épargne pour la protéger, et si possible la transmettre ?

-   Certainement acheter de l’or. Comme les Chinois, dont le stock officiel vient de dépasser les 1 000 tonnes (l’équivalant de la production mondiale de huit à neuf mois…). Et à l’inverse du FMI et  de la plupart des banques centrales, qui ont vendu du métal jaune depuis 30 ans, sans empêcher que les cours de celui-ci, sur la période, soient multipliés par quatre !… Mauvaise gestion !

-   Certainement ne pas acheter d’obligations à long terme, quels que soient les émetteurs, car si les taux remontent, les valeurs vénales baisseront…

-   Conserver et même oser acheter de l’immobilier bien placé. Depuis six mois, à Paris, la décote est de 20%. Elle peut s’accentuer. Mais on trouve à emprunter à taux fixe à 4% sur 15 ans et à 5% sur 30 ans. Si l’inflation revient, et si l’immobilier reste un refuge relatif, ceux qui auront emprunté à ces conditions auront fait une bonne affaire. Et ceux qui auront conservé leurs biens aussi… À condition de pouvoir attendre la fin de la crise

Une des conséquences de la crise financière actuelle est évidemment de réduire encore la crédibilité des hommes politiques, des fonctionnaires qui les servent et des économistes qui les guident.

Car rien ne va comme ils disent le vouloir.

L’économie – qui n’est rien d’   autre que l’agrégation de tous les producteurs, les consommateurs, les épargnants et les investisseurs – n’en fait qu’à sa tête.

Tenant seuls les manettes de la monnaie et du contrôle des banques, ils sont seuls responsables de cette catastrophe. Mais ils en accusent leurs ennemis habituels, boucs émissaires faciles, qui n’y sont pourtant pour rien : les paradis fiscaux, les hedge funds et les stocks options…

Le château de cartes qu’ils avaient construit s’est écroulé, emportant avec lui la moitié de l’épargne mondiale.

La récession était inévitable. Et même souhaitable, comme une purge. Pour identifier les produits d’épargne toxiques ; pour reconstruire des bonnes banques ; pour restaurer l’épargne publique, au lieu et place du crédit à tout va.

Mais ils n’en démordent pas : ils veulent reconstruire le modèle ancien. Avec quelques variantes un peu plus dirigistes…

C’est ainsi qu’un consensus universel s’est établi sur l’avantage d’une baisse généralisée et concertée des taux d’intérêt.

Et en effet les taux d’intérêt bas favorisent la consommation et l’investissement, donc la production et l’emploi. Et ils contrarient la tendance à la récession, qui résulte de la propension des agents économiques à reconstituer leurs encaisses, largement emportées par la crise financière.

L’ennui est que cette politique, parfaitement artificielle, porte en elle non seulement ses limites mais aussi ses contradictions.

1)   Cette politique est artificielle.

On ignore ce que seraient des taux d’intérêt naturels, dans une économie libre, mais on peut parier que ces taux seraient plus élevés que ceux qui sont par exemple demandés aux banques qui se présentent à leurs guichets par la Fed ou par la BCE, c’est-à-dire 0% ou 1% actuellement…

2)   Elle porte en elle ses limites, car on a jamais vu appliquer des taux faciaux négatifs,  et l’on ne sache pas que cette politique laxiste porte automatiquement ses fruits. On a même vu le contraire depuis 15 ans au Japon…

3)   Elle est surtout porteuse d’une contradiction fondamentale.

Soit que cette politique s’avère inopérante, les agents économiques préférant reconstituer leurs encaisses avant toute autre chose. Soit qu’elle fonctionne, et alors, rapidement, par un renversement des anticipations, que les bons économistes connaissent bien, mais que les hommes politiques ignorent – c’est pourtant fondamental, les anticipations, dans la vraie vie économique – les agents économiques se précipitent pour acheter ce qu’ils boudaient jusque-là, et l’inflation repart en même temps que la production. Les liquidités brûlent les doigts de ceux qui en ont. L’hyper inflation est alors alimentée par l’inévitable changement de pieds des dirigeants des banques centrales, qui sont bien obligés d’essayer d’éteindre l’incendie.

Tel est le scénario horrible, non pas certain mais possible, par lequel nous passerions bientôt de la récession/déflation à la reprise/hyper inflation.

Ce scénario est conforme à l’enseignement des meilleurs économistes, que ce soit Von Mises, Friedrich Hayek, Murray Rothbard ou Jacques Rueff. Tous nous ont mis en garde contre les manipulations monétaires. Nous nous y vautrons comme jamais… Tous nous ont conseillé d’établir une politique monétaire et financière stable, l’adossement à l’or étant le meilleur moyen d’y parvenir…

Une question légitime doit alors être posée : que faut-il faire de son épargne pour la protéger, et si possible la transmettre ?

-   Certainement acheter de l’or. Comme les Chinois, dont le stock officiel vient de dépasser les 1 000 tonnes (l’équivalant de la production mondiale de huit à neuf mois…). Et à l’inverse du FMI et  de la plupart des banques centrales, qui ont vendu du métal jaune depuis 30 ans, sans empêcher que les cours de celui-ci, sur la période, soient multipliés par quatre !… Mauvaise gestion !

-   Certainement ne pas acheter d’obligations à long terme, quels que soient les émetteurs, car si les taux remontent, les valeurs vénales baisseront…

-   Conserver et même oser acheter de l’immobilier bien placé. Depuis six mois, à Paris, la décote est de 20%. Elle peut s’accentuer. Mais on trouve à emprunter à taux fixe à 4% sur 15 ans et à 5% sur 30 ans. Si l’inflation revient, et si l’immobilier reste un refuge relatif, ceux qui auront emprunté à ces conditions auront fait une bonne affaire. Et ceux qui auront conservé leurs biens aussi… À condition de pouvoir attendre la fin de la crise…

La citation du jour : “La concurrence entre les producteurs est bonne pour le consommateur et le monopole contraire à ses intérêts” (Adam Smith).


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