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Dette et déficits

Publié le 18 mai 2009 par Jfa

Déjà sur une accélération ascendante depuis 2002, la dette publique française dépassera, selon toutes probabilités, 80% du PIB d’ici 2010, accrue de déficits publics impressionnants dans les 3-4 années qui viennent, vraisemblablement entre 7 et 10%. Passée la crise, comme le dit un économiste de l’OFCE “une fois qu’on aura fait le plus dur, il va falloir régler l’endettement public et ça va nous remettre un second coup !”

La dette s’était déjà envolée dès 2007 grâce aux cadeaux du “bouclier fiscal” consentis par N. Sarkozy à sa clientèle dès son élection. Bien évidemment, la crise n’a pas arrangé les choses et la relance française est handicapée par les caisses de l’état vidées par N. Sarkozy dès les premières semaines de son élection en 2007.

Tous les analystes convergent sur ce point: il est impossible de continuer sur ce rythme car, dès 2009, les seuls intérêts de la dette publique représenteront, à plus de 40 milliards d’€, le troisième poste du budget de l’état, derrière l’éducation et la défense, et avec des déficits qui continueront d’être impressionnants: du budget de l’état comme des comptes sociaux (retraites, sécurité sociale, …).

A partir de cet état des lieux, il y a trois solutions: 

- continuer de couper dans les dépenses publiques, ce qu’a annoncé Mme Lagarde avec notamment  les 34 000 suppressions de postes de fonctionnaires pour 2010.  Certes, ces coupes sombres dans les services publics font partie de l’idéologie sarkozienne, pour lequel chacun doit se débrouiller une fois que les riches ont encaissé et placés leurs profits. Mais cela annonce des mouvements sociaux auprès desquels ceux de 2008-2009 sont des broutilles.

- Relancer l’inflation. Mais la France ne dispose plus de cette arme monétaire confiée, depuis l’Euro, à la Banque centrale européenne dont la mission première est de préserver les patrimoines financiers. Sauf virage brusque de la politique européenne, qui restera dominée par les droites(et donc fort improbable), l’outil inflationniste est exclu. Pourtant beaucoup pensent qu’une inflation de 5 à 10% par an permettrait d’éponger les dettes et déficits européens sans douleur pour la population et contribuerait à relancer l’économie. Encore une raison supplémentaire de détester ce qu’est devenue la Communauté Européenne.

- Il reste donc la dernière solution: l’augmentation des impôts et taxes et on peut faire confiance à ce gouvernement pour, tout en préservant sa clientèle des plus hauts revenus, taper sur les classes moyennes jusqu’à la limite de leur solvabilté. Je pense que les modalités de cette grosse hausse des impôts et taxes seront au centre de la campagne électorale de 2012 et la gauche aurait tout intérêt à affiner sa position et ses argumentaires pour bien expliquer des mesures à priori peu populaires si elles ne tapent pas très prioritairement les hauts revenus.

Dans tous les cas une affaire à suivre.

 - La Courneuve. Si l’on en juge la sécurité qui y règne, un très piteux résultat près 7 ans de sarkozysme. Le Monde.

- “Autonomie” des universités: en réalité, des contrôles bureaucratiques multipliés. Le Monde. De la même manière que les “gigantesques” efforts budgétaires se traduisent par des suppressions de postes.

- Après Hadopi, Loppsi, et c’est bien pire.


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