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Jean Paul II, La vertu théologale de charité (3)

Publié le 18 mai 2009 par Walterman

3. La charité constitue l'essence du «commandement» nouveau enseigné par Jésus. En effet, elle est l'âme de tous les commandements, dont l'observance est ultérieurement répétée et elle devient même la démonstration évidente de l'amour envers Dieu: «Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements» (1 Jn 5, 3). Cet amour, qui est en même temps amour pour Jésus, représente la condition pour être aimé du Père: «Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père et je l'aimerai et je me manifesterai à lui» (Jn 14, 21). 

L'amour envers Dieu, rendu possible par le don de l'Esprit, se fonde donc sur la médiation de Jésus, comme lui-même l'affirme dans la prière sacerdotale: «Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi en eux» (Jn 17, 26). Cette médiation se concrétise surtout dans le don qu'il a fait de sa vie, un don qui témoigne, d'une part, du plus grand amour et qui, de l'autre, exige l'observance de ce que Jésus commande: «Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande» (Jn 15, 13-14). 

La charité chrétienne puise à cette source d'amour, qui est Jésus, le Fils de Dieu offert pour nous. La capacité d'aimer comme Dieu aime est offerte à chaque chrétien comme fruit du mystère pascal de mort et de résurrection.

JEAN-PAUL II

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 13 octobre 1999

La vertu théologale de la charité: l'amour envers Dieu



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