Magazine Humeur

Hôpital, patients santé et territoires

Publié le 19 mai 2009 par Jlhuss

Réaction à la note :  “Les mandarins ont rarement les pieds nus “

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Tout, absolument tout, dans cette loi, est une question de fric - depuis le projet de tarification commune alors que les missions sont totalement différentes et depuis que le projet de gouvernance par “un et un seul patron” a pour finalité avouée de faire des économies… pardon, de “dépenser mieux” (quand on entend cela, maintenant, c’est systématique, on sait que cela veut dire “coupe budgétaire saignante” tout comme quand on entend “réforme”, on sait que cela veut automatiquement dire “diminution des droits sociaux les plus élémentaires et accroissement de la précarité”)

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Quand Bachelot nous annonce comme preuve de sa bonne fois une augmentation de 3% du budget des hôpitaux, elle sait fort bien qu’elle fait preuve de malhonnêteté intellectuelles. D’une part, la population augmente; d’autre part, elle vieillit. Et des pathologies qui ne se soignaient pas ou très mal il y a peu de temps se traitent de nos jours, et c’est fort bien… mais cela a un coût. Gouverner c’est choisir, et si bien sûr les budgets publics n’ont pas vocation à être des tonneaux des Danaïdes, le principe des vases communicants doit exister et il me paraît clair que vu tout ce qui précède, la part du PIB dévolue à la santé doit croître.

C’est un fait que la santé publique est de plus en plus délaissée, et est fort mal suppléée par la santé privée. Une clinique qui ferme en août, programmant ses interventions avant et après, qui choisit ses malades les plus rentables (sur lesquels, d’ailleurs, par le biais de la T2A) elle pratique une foultitude d’actes “inflationnistes” dont beaucoup n’ont pas grand chose à voir avec la pathologie initiale, qui fait payer (très cher) son service “hôtelier” etc., qui se débarrasse sans le moindre scrupule de ses malades vers l’hôpital dès lors qu’ils s’avèrent moins rentables n’est absolument pas comparable à un hôpital PUBLIC.

Que nos politiques des deux bords annoncent (et tiennent cette promesse) qu’ils renoncent ad vitam aeternam pour eux et leurs familles aux lieux dédiés tels que le Val de grâce, l’hôpiatl américain, etc., qu’ils aillent faire la queue pour eux et pour leurs proches dans l’hôpital public de secteur, et on verra s’ils maintiennent les décisions prises, bonnes pour la plèbe!

Benjamin

[ndlr, La présentation officielle] :


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