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Apprenons à mettre en œuvre la liturgie romaine dans l'esprit de la Tradition

Publié le 19 mai 2009 par Annekerjean

[...] le propre de l'Eglise qui célèbre n'est pas qu'il y ait des gens sympathiques en son sein - ce qui demeure cependant grandement souhaitable, c'est vrai - mais c'est que la liturgie puisse dire les mots du salut et poser les actes du salut dont l'homme a toujours besoin et qu'il sera toujours incapable de se donner à lui-même comme s'il s'agissait de quelque chose venant de lui.
Oui, l'essentiel pour la liturgie est qu'elle pose les actes dont l'homme a besoin. Et elle ne peut le faire que si elle n'est pas elle-même aliénée par ceux qui ont reçu de l'Eglise le mandat de la mettre en oeuvre. Car ici, l'essentiel n'est pas que nous déclarions valide et légitime la liturgie que l'on aime, mais que nous apprenions à aimer la liturgie que l'Eglise considère valide et légitime.


Le Cardinal Ratzinger l'a rappelé : «la liturgie court à l'échec si elle veut concurrencer le show-business. Le curé n'est pas un maître du spectacle et la liturgie n'a rien d'un spectacle de variétés. Elle court également à l'échec si elle se veut une sorte de cercle de loisirs. Peut-être pourra-t-elle développer quelque chose de ce genre dans son prolongement et à partir des rencontres qu'elle aura fait naître. Mais elle-même se doit d'être davantage. Il doit apparaître que s'ouvre ici une dimension de l'existence à laquelle nous aspirons tous secrètement : la présence de ce que nous ne pouvons pas faire, la théophanie, le mystère et, en lui, l'approbation de Dieu qui règne sur l'existence et qui, seule, peut faire qu'elle soit bonne, pour que nous puissions l'accepter et la porter au milieu de toutes les tensions et de toutes les souffrances. Autrement dit, il nous faut trouver un juste milieu entre un ritualisme où le seul acteur d'une liturgie incompréhensible et sans rapport avec les préoccupations des croyants est le prêtre, et une manie de l'intelligibilité qui dissout finalement toute l'action, en en faisant une oeuvre purement humaine, en la privant de sa dimension catholique et de l'objectivité du mystère. A travers la communauté des croyants et de ceux qui comprennent dans la foi, la liturgie doit avoir sa propre force d'illumination qui devient aussi, dès lors, appel et espérance pour ceux qui ne croient et ne comprennent pas».


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