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Suicide de l'ex-Président sud-coréen Roh Moo-hyun ce 23 mai 2009

Publié le 23 mai 2009 par Sylvainrakotoarison
(dépêches)
http://www.lexpress.fr/actualite/l-ex-president-sud-coreen-se-serait-suicide_762383.html?XTOR=EPR-181
L'ex-président sud-coréen se serait suicidé
Par LEXPRESS.fr avec Reuters, publié le 23/05/2009 10:12 - mis à jour le 23/05/2009 10:38
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L'ancien président sud-coréen Roh Moo-hyun, harcelé pour son implication présumée dans un scandale de corruption, aurait mis fin à ses jours en se jetant dans un ravin.
REUTERS
Le président sud-coréen Roh Moo-hyun regarde à travers sa fenêtre dans la résidence présidentielle de Seoul, en 2004.
Roh Moo-hyun, ex-président de la Corée du Sud, a chuté samedi en montagne près de la ville de Changwon, dans le sud du pays. Pour un de ses plus proches conseillers, Moon Jae-in, il se serait suicidé après avoir laissé une note à l'attention de ses proches.
D'après les médias sud-coréens, Roh aurait écrit sur cette note sa volonté d'être incinéré et ajoute que, vivant, il ne serait qu'un fardeau. "Je ne peux même plus lire de livres. Ne m'en voulez pas. La vie et la mort ne font qu'un. Incinérez-moi", a-t-il écrit, selon la chaîne KBS.
Roh, qui était âgé de 62 ans, avait exercé un mandat de cinq années à la tête de l'Etat sud-coréen, jusqu'en février 2008. Il était revenu récemment à la une de l'actualité en Corée du Sud pour avoir été interrogé par des magistrats dans le cadre d'un vaste scandale de corruption.
La police, qui a ouvert une enquête sur les circonstances de son décès, a précisé qu'il était mort à quelque 200 mètres de son domicile alors qu'il était accompagné par un garde du corps.
PRESSION MÉDIATIQUE
Ancien avocat, Roh avait surpris tout le monde lors de sa victoire à l'élection présidentielle de 2002. Il avait poursuivi nombre des politiques engagées par son prédécesseur Kim Dae-jung, y compris celle de tenter d'amadouer la Corée du Nord par le versement d'une aide sans conditions.
Mais à la fin de son mandat, beaucoup de ses actions étaient devenues impopulaires. Il a été remplacé par Lee Myung-bak, un conservateur qui a promis de revenir sur la plupart des programmes engagés par les précédents gouvernements orientés au centre-gauche.
Le mois dernier, Roh avait été convoqué par la justice pour répondre à des questions sur son implication dans un scandale centré autour d'un homme d'affaires qui a reconnu avoir distribué de nombreux pots-de-vin à des hauts fonctionnaires et responsables politiques.
Roh avait avoué que son épouse avait reçu de l'argent de cet homme, jusqu'à 6 millions de dollars, pendant sa présidence et il avait présenté des excuses publiques. Il s'était plaint récemment de l'énorme présence médiatique déployée autour de son domicile.
"Son décès devrait accentuer la sympathie pour les partis libéraux, sapant le soutien de l'actuel gouvernement conservateur", estime Choi Jin, qui dirige l'Institut pour le leadership présidentiel. Il pourrait aussi renforcer les syndicats qui contestent le projet de réforme du droit du travail.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/un-conservateur-a-la-tete-de-la-coree-du-sud_468760.html
Corée du Sud
Un conservateur à la tête de la Corée du Sud
Par LEXPRESS.fr, publié le mercredi 19 décembre 2007, mis à jour à 15:47 - mis à jour le 19/12/2007
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Le conservateur Lee Myung-Bak remporte l'élection présidentielle après une décennie de pouvoir libéral. Actuellement visé par une enquête parlementaire, l'ancien maire de Séoul bénéficiera de l'immunité des chefs de l'Etat après sa prise de fonction, le 25 février.
Le candidat conservateur du Grand parti national (GNP, opposition) Lee Myung-Bak a remporté haut la main mercredi le scrutin présidentiel en Corée du Sud, selon plusieurs sondages réalisés à la sortie des urnes et diffusés par les télévisions. L'ancien maire de Séoul prendra ses fonctions le 25 février.
Un sondage pour les chaînes KBS/MBC crédite M. Lee de 50,03% des voix contre respectivement 26% et 13,5% à ses principaux rivaux, Chung Dong-Young et Lee Hoi-Chang, qui ont tous deux reconnu la victoire de Lee. L'enquête a été réalisée auprès de 50.000 électeurs avec une marge d'erreur de 1%. Un autre sondage pour SBS donnait également Lee Myung-Bak largement gagnant avec 51,3% des suffrages contre 25% et 13,8% à ses concurrents.
Le taux de participation était très faible trois heures avant la fin du vote, n'atteignant que 47,9%. Plus de 37 millions de Sud-Coréens étaient appelés aux urnes pour désigner leur nouveau président, un scrutin pour lequel le candidat de l'opposition conservatrice était donné grand favori malgré l'imminence d'une enquête parlementaire le visant pour des malversations présumées. Les résultats officiels n'étaient pas encore publiés que déjà des milliers de personnes célébraient dans les rues de Séoul, où les températures étaient proches de zéro, la victoire de leur candidat en scandant "Lee Myung-Bak!" et en dansant.
"Chers concitoyens, aujourd'hui, vous m'avez donné une majorité écrasante", s'est félicité Lee Myung-Bak à son arrivée au QG de son parti, le GNP, "Je vous servirai humblement et poliment ... Je ferai de mon mieux pour relancer l'économie du pays qui est confrontée à une crise", a-t-il ajouté. "J'accepte humblement le choix du peuple", a, de son côté, déclaré Chung Dong-Young, du Nouveau Parti démocratique unifié (libéral).
Une ultime manœuvre des libéraux
Homme d'affaires averti et ancien maire de Séoul, Lee Myung-Bak a survolé la campagne et su faire mouche auprès des électeurs en axant sa campagne sur l'économie. Il a promis une politique favorable à l'industrie et au commerce afin de relancer l'économie, principale préoccupation des Sud-Coréens. La croissance de la 13e économie mondiale devrait atteindre 5% cette année, mais les experts stigmatisent régulièrement le taux élevé de jeunes chômeurs, un creusement des inégalités de revenus et des prix très élevés notamment dans l'immobilier. "Les investisseurs ne seront plus réticents à investir. Les consommateurs ouvriront leur porte-monnaie, les marchés retrouveront la santé. Les investisseurs étrangers afflueront", a lancé le futur président, qui fêtait mercredi son 66e anniversaire et ses 38 ans de mariage.
Sa victoire, qui mettra fin à une décennie de pouvoir libéral, risque toutefois d'ouvrir une période d'incertitude en replaçant au premier plan la saga judiciaire en cours après des soupçons de fraude le visant. Alors qu'il avait été blanchi par la justice début décembre, M. Lee a vu ressurgir le spectre des accusations de détournements de fonds et de manipulation de titres brandies contre lui. Le président sortant, Roh Moo-Hyun, avait en effet demandé dimanche au ministre de la Justice de rouvrir l'enquête, s'appuyant sur la découverte d'un enregistrement vidéo dans lequel le candidat conservateur admet avoir crée une société au centre d'un scandale financier remontant à 2001. Cet enregistrement a été saisi alors que trois hommes tentaient de soutirer 3 milliards de won (3,2 millions de dollars) au parti de M. Lee en échange de la vidéo. Lundi, le ministère a répondu qu'il s'opposait à la réouverture d'une enquête judiciaire mais qu'il était favorable à la création d'une commission d'enquête indépendante. La date du début des travaux de la commission n'a pas été fixée. Mais le 25 février, le nouveau chef d'Etat sud-coréen sera protégé par l'immunité présidentielle.
http://www.lexpress.fr/informations/coree-du-nord-ouverture-a-risque_639259.html
Asie
Corée du Nord: ouverture à risque
Par Epstein Marc, publié le 10/08/2000
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Pyongyang prétend s'ouvrir au reste du monde. Le régime de Kim Jong-il y survivra-t-il?
Mais que veut donc la Corée du Nord? La rencontre au sommet, en juin dernier, entre Kim Dae-jung, président élu de la Corée du Sud (capitaliste), et Kim Jong-il, leader du Nord (communiste), a profondément bouleversé les relations entre les deux Etats. Sans aboutir à des résultats spectaculaires, la réunion a permis d'amorcer une détente entre les deux voisins, dans une région du monde où la guerre froide n'a jamais cessé. Deux mois plus tard, où en sont-ils?
A défaut d'un téléphone rouge, réclamé par le Sud, des bureaux de liaison doivent rouvrir dès le 15 août, en principe, dans le village frontalier de Panmunjon. Surtout, les deux pays ont décidé de remettre en service une ligne ferroviaire reliant Séoul à Sinuiju, une ville nord-coréenne de la côte ouest, proche de la frontière chinoise. Cette ligne permet de rejoindre le transsibérien russe et, au-delà, les marchés européens; son rétablissement, qui intéresse aussi les exportateurs japonais, faciliterait l'intégration accrue de la région dans l'économie mondiale.
Pour le reste, Pyongyang n'a toujours pas annoncé la moindre décision susceptible de diminuer la tension militaire dans la péninsule, coupée en deux par la frontière la plus militarisée du monde. Son problème est simple: comment rompre avec des décennies d'isolement et s'ouvrir au reste du monde sans précipiter la chute du régime? Il y a trois ans, à en croire certains Occidentaux, la famine avait tué des millions de Nord-Coréens et le pays semblait proche de l'implosion. Grâce à une aide humanitaire massive, venue des Etats-Unis et de Corée du Sud, en particulier, le leader du Nord a pu consolider son pouvoir face à l'armée. Dans les mois à venir, pourtant, la poursuite du dialogue impliquera des concessions militaires. Un jour ou l'autre, Pyongyang devra annoncer l'abandon de son programme de missiles à longue portée et la réduction du nombre de ses troupes le long de la frontière. Alors, seulement, la vraie détente aura commencé.
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