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L’argent opaque des politiques

Publié le 21 septembre 2007 par Kalvin Whiteoak

argent_udc.jpgOn apprend ce matin que l’initiative de Roger Nordmann (PS/VD) qui demande la transparence pour le financement des partis politiques, des lobbies, des campagnes électorales et des campagnes de votation ne sera pas traitée durant cette session parlementaire. Ainsi en a décidé jeudi matin le Bureau du National dans "sa grande sagesse et faisant preuve d’un courage et d’une volonté d’ouverture plus qu’épatants".

Le PS a immédiatement réagi par communiqué et Roger Nordmann a précisé : «C’est incompréhensible! Cette campagne électorale prend des dimensions totalement inédites, dans le domaine financier surtout. Selon nos calculs, l’UDC dépensera entre 15 et 20 millions de francs pour cette campagne. Il est donc plus que normal que les électeurs sachent qui subventionne qui!»

L’inénarrable Yvan Perrin, le nouveau Oin-Oin pour les intimes, explique nasillardement comme à l’habitude et quelque peu gêné au passage, que "les donateurs veulent rester discrets" … comme si on n’avait pas compris qu’il faut surtout pas que l’on sache qui soutient qui et qui surtout rend les services politiques subordonnés à l’octroi du soutien.

Dans tous les pays civilisés, on a vu où mène le financement opaque des partis: aux pires compromissions, au clientèlisme institutionnel et à l’octroi d’avantages indus. Ne serait-ce qu’en France, des lois drastiques ont dû être édictées pour éviter cet amalgame qui pue entre argent et politique.

Et chez nous, comme d’habitude, on se croit plus vertueux, moins compromis, moins corrompus. Rien n’est moins vrai quand on voit le nombre de lobbyistes professionnels trainant aux alentours du Palais fédéral et même accrédités officiellement.

Il n’y a qu’une façon de redonner de la clarté et du sens à l’action politique : la distraire de toute influence de l’argent par une interdiction pure et simple du financement de partis par les entreprises et par une obligation de déclaration nominative des soutiens reçus par des particuliers. Sans la fortune du ressortissant B. à Z, connu de nos services et de ses différents laquais, l’UDC n’aurait jamais le retentissement qu’elle obtient à coup de millions. Il y a urgence à légiférer !


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