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Facebook: le luxe bernois

Publié le 01 juin 2009 par Kalvin Whiteoak

On connaît la propension existant chez les enseignants à toujours trouver qu’il (elles) sont surchargé(e)s et stressé(e)s. Récemment encore, un “brave” doyen d’un collège du Nord Vaudois, le dénommé Olivier Ponnaz de Vallorbe, par ailleurs radicalement radical, menaçait clairement les autorités qu’avec Harmos et ses prémisses pour 2010, “il ne faudrait pas compter sur les enseignants pour surveiller les élèves pendant qu’ils sont à la cantine entre midi et une heure, car l’enseignant a besoin de se ressourcer à midi“.

A force de chercher sa source, on se demande si l’enseignant en général et le spécimen vaudois en particulier n’est pas fatigué de n’en pas assez faire …

Mais ceci est une autre question: 23 périodes de 45 minutes au lieu de 22 par semaine pour une maîtresse d’école enfantine, quel calvaire en effet.

Dans la série des heureux ronds-de cuir, on apprend que la Berne fédérale est en émoi: voici que nos braves fonctionnaires fédéraux passent leur temps sur Facebook au lieu de travailler, ou alors racontent qu’ils le font par devoir, “puisque sur Facebook on parle de politique” ….

Le Temps rapporte que selon un relevé informatique, 16 à 25 % des téléchargements effectués pendant les heures de bureaux proviennent de Facebook. Ahurissant, ou plus exactement révélateur. On a toujours dit ici qu’on pouvait sans problème diminuer le fonctionnariat fédéral d’au moins un tiers sans dommage. Et les statistiques commencent à la prouver. Car pour télécharger il faut du temps. Et pour consulter ensuite ce que l’on a téléchargé, il en faut plus encore. On peut donc extrapoler et estimer que 25 % au moins  du temps utile de fonctionnaire fédéral sert à dormir derrière un écran, ou devant, selon l’angle d’attaque choisi de l’oreiller.

Pour Couchepin et son complice Merz, voilà une source toute trouvée de substantielles économies. Un quart des charge de personnel de la fonction publique, ça représente des milliards largement suffisants pour éviter d’avoir à augmenter la TVA pour combler les trous de l’AI et de l’AVS. Car en plus, ces fameux trous, ils n’existent que parce  que les (hauts) fonctionnaires ont mal fait leur boulot.

Comme en matière de chômage, où Serge Gaillard vient de reconnaitre qu’à Berne on avait mal anticipé la hausse du chômage qui serait due à la crise …. Si en plus, pendant les heures où ils font quelque chose, nos éminents fonctionnaires ne cessent de se tromper, ça fait un peu cher l’addition. On rappelle juste pour la forme qu’un salaire moyen fédéral excède largement Fr. 100′000.– par an (moyen !!!). C’est donc dire ce qui est économisable.

Évidemment, le problème est politique, puisque au Conseil fédéral même on ne nous dit pas qui consulte Facebook, mais ce que l’on sait c’est qu’on y dort tout autant que dans la fonction publique fédérale. Il est donc difficile de demander à grand Schtroumpf dormeur de prendre des mesures contre le sommeil généralisé des petits Schtroumpfs. Ça fait mauvais genre.

Ce billet provient du blog ouVertures.info, une autre lecture de l'info.Reproduction et diffusion autorisées exclusivement sur la base d'un accord préalable écrit.

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