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Heureusement, le ridicule ne tue pas

Publié le 01 juin 2009 par Careagit
C'est triste. Un Airbus Air France ne donne plus signe de vie depuis plusieurs heures. Il a disparu des radars au large du Brésil. Cet événement, c'est un triste accident, pour les familles des passagers et de l'équipage.
Cet événement, c'est l'épisode de plus, à ranger dans la désormais très imposante, armoire étiquetée: "Je ne sais rien mais je fais de l'information avec du vent" des médias français. J'alerte le tout Paris des experts en tout genre pour combler le temps d'antenne, on pompe les images d'archives, historiques des catastrophes... La palme à TF1, qui dégaine sa miss météo pour expliquer au téléspectateur médusé les diverses hypothèses (puisque, je le rappelle, on ne sait toujours rien). Au téléphone, en live ou sous forme de débat, on use et abuse du conditionnel, du "peut-être" et du "sûrement". Et maintenant, on nous balance les "miraculés". Show must go on.
Cet événement c'est aussi l'éclatante preuve de la "too much politic" de Nicolas Sarkozy qui troque son costume de président pour celui d'assistante sociale. Hier comme demain, il y eut et il y aura des morts dans notre pays. Des morts révoltantes et tristes. Pourtant, Nicolas Sarkozy ne sera pas là, regard froid et mine déconfite devant les caméras pour exprimer la tristesse et la compassion de la France.
Les uns jouent et déjouent des carrières politiques, les autres jouent et déjouent des audiences.
Qu'importe de souiller la mémoire des victimes. A vomir.

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