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Avec tout notre respect, Monsieur le ministre de l’Education nationale, les solutions à la violence scolaire existent !

Publié le 02 juin 2009 par Soseducation

Nos écoles ont été le théâtre d’agressions d’une rare gravité depuis le début de l’année 2009. En tant que parents et que professeurs, nous vous demandons, Monsieur le ministre de l’Education nationale, d’envisager toutes les solutions pour protéger nos enfants. Mais, avant d’impliquer directement les forces de l’ordre dans nos écoles, nous vous demandons d’essayer d’abord des mesures de bon sens, à commencer par :

1) Créer de vrais cours de morale et de civisme
L’enseignement moral et civique, tel qu’il était pratiqué à l’école autrefois, est devenu plus nécessaire du fait de la démission de certains parents. Ces cours doivent enseigner aux enfants leurs devoirs autant que leurs droits, et ce dès les petites classes.

2) Restaurer le prestige et l’autorité des professeurs
Les professeurs doivent disposer de tous les moyens réglementaires pour assurer leur autorité. Le droit de donner des «zéros de conduite», des punitions, des heures de colle effectivement réalisées, et de décider du passage des élèves dans la classe supérieure, doit leur être rendu.

3) Réintroduire des cours de discipline dans la formation des professeurs
Instaurer la discipline dans une classe relève essentiellement de la pratique, mais les grands principes devraient néanmoins être enseignés aux futurs professeurs, à commencer par l’importance décisive du premier quart d’heure de cours, le déplacement du professeur à travers sa classe, le contact visuel avec chaque enfant ou encore les principaux pièges à éviter (crier, chercher à attendrir les élèves, ou encore jouer au copain avec eux). Ces principes sont exposés en détail dans Comment tenir sa classe, manuel de discipline à l’usage des jeunes professeurs, disponible sur notre site.

4) Restaurer la fonction de surveillant général dans les écoles
Les professeurs doivent s’efforcer d’imposer la discipline dans leur classe, mais ils doivent néanmoins pouvoir compter sur le soutien institutionnel de leur hiérarchie en cas de problème grave avec un élève. La présence d’au moins un surveillant général dans chaque établissement, pour surveiller les entrées et les sorties, prendre en charge les élèves punis et s’assurer que les sanctions sont effectivement faites est indispensable.

5) Exclusion définitive des élèves à la troisième infraction grave au règlement intérieur
S’il fait partie du processus éducatif naturel que tous les enfants aient le «droit à l’erreur», aucun élève ne doit pouvoir commettre trois infractions graves (usage de stupéfiants, tags, agressions…) dans un établissement scolaire sans être sanctionné.

6) Supprimer la réintégration automatique après exclusion d’un établissement scolaire
L’élève exclu doit faire lui-même les démarches (lettre de motivation, sollicitation d’un entretien) auprès des autres chefs d’établissement pour demander sa réintégration et reprendre sa scolarité. A tout prix, il faut éviter de lui donner l’impression, comme c’est le cas actuellement, que c’est à l’Education nationale de se débrouiller pour lui trouver une place, et que son «droit à l’éducation» n’implique aucune contrepartie, pas même celle de faire des efforts et de respecter ses professeurs.

7) Restaurer les internats disciplinaires
Les élèves posant des problèmes lourds de discipline, au point qu’ils nuisent au bon déroulement des cours et qu’ils empêchent les autres élèves d’étudier, doivent être scolarisés à part, dans des établissements dotés des moyens nécessaires (encadrement, moyens disciplinaires, rythme de vie imposé) pour restructurer ces élèves avant leur réintégration dans le cursus normal.

8 ) Responsabiliser les parents d’élèves
Aucune école ne peut fonctionner et instruire correctement des enfants sans la participation et la bonne volonté des parents. Afin que certains parents cessent de considérer l’école comme un droit sans contrepartie, une garderie gratuite pour leur progéniture, il faut envisager la restitution partielle ou totale de l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) en cas de défaillance éducative grave. Cette sanction serait soumise à une procédure suffisamment rigoureuse pour éviter les injustices.

Monsieur le Ministre, nous comptons sur votre sens de la responsabilité pour nous entendre.

SOS Education

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LES COMMENTAIRES (1)

Par LiLy
posté le 12 janvier à 20:17
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messieurs et dames qui êtes aux responsabilités, ne croyez-vous pas que si tous les établissements n'étaient plus mixtes, le calme reviendrait car les ados n'auraient plus à montrer leur force par rapport aux filles, ils n'auraient plus à faire les malins et à tenir tête aux enseignants pourépater les filles !....... ce n'est qu'une idée très simpliste,mais de bon sens.l'orgueuil mal placé peut mener à tout non! LiLy

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