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Internet : l'Algérie accuse un retard !

Publié le 21 septembre 2007 par Houssam Eddine Oussama Boussahel

Pour avoir une idée de ce retard, il suffit d'indiquer que l'Algérie compte moins de 7 000 sites Web contre 16 000 en Tunisie.

Cette question et bien d'autres comme l'évolution de l'Internet en Algérie et les réalités maghrébines et internationales en la matière ont été évoquées et « vivement » débattues hier lors d'une table ronde organisée au Forum d'El-Moudjahid en présence des spécialistes et professionnels algériens. Mohamed Saïdi, président de Big informatique, a souligné que cette situation est due essentiellement au fait que l'Algérie ne produit pas l'information, une matière première pour l'Internet qui est très importante.

« Chez nous, la communication orale est la plus privilégiée. La totalité des quelques sites que nous avons sont carrément vides, ou bien ils sont statiques, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas renouvelé leur contenu depuis leur création », a-t-il expliqué.

Evoquant le problème des providers, Ali Kahlane, président de Satlinker, un provider d'Internet sis à Alger, a souligné que les providers sont en nette régression depuis quelques années. « Nous étions une centaine dans les années 2000 et nous ne sommes qu'une trentaine aujourd'hui mais parmi ces derniers, une dizaine seulement est capable de tenir encore le coup », a-t-il expliqué.

Concernant le nombre d'abonnés à l'Adsl, les participants à cette table ronde ont tous été unanimes pour souligner que l'Algérie est toujours à la traîne. « Notre pays compte moins de 200 000 abonnés à l'Adsl contre 2 millions en Tunisie et… 200 millions aux USA. » Concernant les sites, l'Algérie en compte seulement quelque 7 000 contre plus de 16 000 en Tunisie, 28 millions aux USA, 12 millions en Allemagne et 25 millions en Angleterre, a souligné M. Kahlane.

Pour Younès Grar, P-DG de Gecos, fournisseur de services Internet, le problème est d'abord culturel. « Chez nous, Internet est utilisé seulement pour lire ses messages, tchatcher avec ses amis. Ailleurs, Internet c'est pour consulter une nouvelle édition d'un livre, voir les horaires de trains, acheter un produit par e-bay. Et pour cela, il faut que l'information circule sous forme de sites, ce que nous n'avons malheureusement pas », a-t-il regretté.

Concernant les fournisseurs des services Internet, Mohamed Ibarissen a souligné la nécessité d'ouvrir ce secteur à d'autres opérateurs pour mettre un terme au monopole exercé par certains, ce qui se traduira par une baisse des prix de connexion pour le public.

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