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Je ne suis pas allé voter

Publié le 07 juin 2009 par Alaindumait

social-democratiePour la première fois depuis très longtemps, je ne suis pas allé voter. Non pas pour faire autre chose, ni par paresse, mais simplement pour refuser le faux choix présenté à l’occasion de ces élections au Parlement Européen.

Tout d’abord, le droit de ne pas aller voter est un droit aussi fondamental que celui de pouvoir le faire. Le vote obligatoire est une forme de totalitarisme.

Si l’élection n’a d’autre intérêt que de désigner 72 personnalités à la recherche d’une sinécure, je préfère qu’on les tire au sort, comme les jurés de nos cours d’assises !

On nous dit que le Parlement de Strasbourg-Bruxelles-Luxembourg prend des décisions importantes.

Les témoignages des parlementaires eux-mêmes amènent parfois à en douter.

Dans un entretien au journal « Le Monde » publié le mercredi 3 juin, le député sortant UMP Jacques Toubon déclare : « un des textes les plus importants que nous ayons voté en 2008 portait sur la sécurité des jouets ». On se demande sur quels sujets portaient les textes moins importants…

En vérité, l’exemple de Jacques Toubon avait pour but de montrer que le clivage droite gauche n’était pas toujours le plus pertinent, et qu’il fallait surtout, au-delà des étiquettes, des parlementaires sérieux et compétents. On se souvient que l’homme, ancien énarque, a été formaté pour être un bon technocrate…

S’il s’agit, en effet, d’examiner des projets de directives sur la sécurité des jouets, on ne voit pas ce que viennent faire les formations politiques, si ce n’est pas pour contrôler la Commission, entériner  les décisions du Conseil des ministres et surveiller la Banque centrale européenne.

Il se trouve que j’ai une idée assez précise de ce que je veux pour l’Europe.

D’abord une Europe qui me protège en assurant ma défense, en en fixant les règles d’une immigration maîtrisée. Une Europe qui stimule la recherche de haut niveau et les échanges universitaires. Qui fasse la chasse aux gaspillages, à la corruption et aux subventions. Qui applique le principe de subsidiarité et laisse donc aux autres collectivités l’essentiel du champ de l’espace public.

Je n’avais pas le sentiment qu’en votant pour une liste ou pour une autre je serais mieux représenté, en tout cas dans le sens de ces idées-là…

Je suis donc resté chez moi.

La citation du jour : « Les despotes eux -mêmes ne nient pas que la liberté ne soit excellente ; seulement ils ne la veulent que pour eux-mêmes, et ils soutiennent que tous les autres en sont indignes tout à fait » (Alexis de Tocqueville).


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