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Le (Kouch) nerf de la guerre

Publié le 08 juin 2009 par Innommables

A défaut de se réjouir de la mort d’un homme (qui, je te le rappelle, est toujours une tragédie), autorisons-nous quelques interrogations bien légitimes sur l’avenir économique de notre merveilleux Ministre des Affaires Etrangères:
Maintenant qu’Omar Bongo, dictateur à vie, grand bailleur de fonds et ami personnel de nos présidents de la République successifs,  vient de passer l’arme à gauche, que vont devenir les factures gabonaises de Bernard Kouchner?

Le célébrissime french doctor, fondateur de Mesquins Sans Frontières, va-t-il finalement récupérer les quelques centaines de milliers d’euros d’impayés que lui devait encore notre Mussolini à fort taux de mélanine (et accessoirement moustachu en diable)?
Un suspens (presque) aussi insoutenable que celui qui prévalait encore hier, quand quelques potaches à l’humour grassouillet (dont je fus, je le confesse) se demandaient à quel point les Européens (qui sont, je le rappelle, des gens formidables à l’intelligence particulièrement aiguisée) allaient plébisciter avec enthousiasme une nouvelle chaleureuse petite séance de sodomie économique et sociale (cette fois, à l’échelle de tout le continent, ce qui décuple le plaisir, tu en conviendras aisément).
La réponse (déjà connue avant le scrutin, soyons honnête) a quelque chose de rassurant, me diras-tu: les Français sont peut-être de gentils benêts aux facultés intellectuelles quelque peu limitées et au masochisme incroyablement exacerbé, mais au moins, ils ne sont point les seuls: les peuples d’Europe, dans leur ensemble, ont porté aux nues ceux-là même qui, depuis un certain nombre d’années, prônaient le système économique qui a conduit à la (petite) crise planétaire que nous traversons actuellement (je dis "que nous traversons", car il s’agit sans aucun doute d’une petite zone de turbulences passagères dont nous sortirons grandis et renforcés, un peu comme les passagers de l’Airbus A330).

Tu me feras remarquer (avec justesse) que peu importent le démantèlement des (quelques) services publics qui fonctionnent encore, la flexibilité à outrance, la facilitation des licenciements ou le remplacement de la Carte Vitale par la Carte Bleue.
Ce qui compte, et l’actualité de cette riante matinée de juin nous le prouve bien, c’est l’argent (le flouze, la thune et les pépettes, l’oseille, la maille et le blé), qui permet au bon peuple de se payer son billet de loterie quotidien, d’honorer son crédit à la consommation et de se louer, les jours de fête, son petit porno des familles au vidéo-club du coin de la rue.

Et qui donne à Bernard Kouchner et à ses honorables collègues l’occasion d’aller signer de juteux contrats avec les plus grands démocrates de la planète tout en donnant des leçons d’ingérence humanitaire aux gueux incultes que nous sommes sans doute, toi et moi (plus lui, plus tous ceux qui le veulent, comme dirait l’autre otarie chantante, et il faut croire qu’ils sont nombreux à le vouloir, ceci expliquant peut-être cela).

 

Le (Kouch) nerf de la guerre
 

Source image: Bakchich Info


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