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Les Français sous-estiment les symptômes de leur santé mentale

Publié le 08 juin 2009 par Benjamin Tolman
Souffrance psychique Agrandir l'image

Paru le 2009-06-08 12:04:00

France - Une enquête TNS Healthcare révèle que la moitié des Français souffrent ou ont déjà souffert de troubles psychiques gênants au quotidien, sans pour autant aller consulter un spécialiste dès leur apparition.

L'enquête a été réalisée auprès de 482 adultes à la demande de la Fondation Pierre Deniker, impliquée dans l'information et la recherche clinique sur la santé mentale. Elle montre que la moitié des Français connaît ou a connu des phases de fragilité mentale. Ils sont 13 % à se dire aujourd'hui fragiles psychologiquement, en moyenne depuis sept ans.
Ces personnes en souffrance psychologique sont plutôt des femmes, leur âge moyen se situe entre 35 et 49 ans, elles viennent plutôt d'une catégorie socioprofessionnelle intermédiaire et ont souvent des enfants de moins de 15 ans à charge.
Le travail est la principale cause de détresse psychologique, 71 % des personnes en souffrance parlent de problèmes liés à leur emploi (stress, peur du licenciement, chômage), 55 % évoquent des problèmes d'ordre familial ou sentimental. Le Pr Ollié, président de la Fondation, parle d'un travail autrefois pénible physiquement et devenu désormais pénible psychiquement.
L'individualisme prime dans le milieu professionnel, les rythmes de travail sont plus intenses, l'emploi est précaire et l'employé souffre d'un manque de reconnaissance. Le Pr Ollié parle de fonctionnement « autistique », l'individu se replie sur lui-même, se cache derrière les écrans de télévision ou d'ordinateur au détriment de sa vie familiale et sociale.
Les personnes souffrant de détresse psychologique mettent parfois des mois, voire des années, à aller consulter un spécialiste, souvent quand les symptômes sont devenus intenses et se répercutent sur la vie quotidienne. Les traitements interviennent alors souvent avec cinq ou dix ans de retard.
81 % des Français pensent que, pour aller mieux, il vaut mieux être « sage » et avoir une meilleure hygiène de vie. 41 % pensent qu'il faut prendre sur soi. Le Pr Ollié parle d'une tentation de déni de la maladie. Seulement, plus les symptômes sont traités tardivement, plus les conséquences peuvent être lourdes pour la vie du patient. C'est pourquoi le Pr Ollié souhaite qu'une personne en souffrance puisse demander une évaluation de toutes les stratégies qui pourraient l'aider à aller mieux, car « c'est rare qu'il n'y en ait qu'une ».


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