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J’ai lu La fenêtre panoramique de Richard Yates

Publié le 21 juin 2009 par Artificier

Résumé du livre : Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu’ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l’inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales.
Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions.
Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris…

Plus de détails : Je n’avais jamais pris une telle claque que lorsque j’ai vu Les Noces Rebelles au cinéma. Une histoire simple d’un couple bloqué dans une de ces « suburb»  des années 50/60. Pour preuve, je n’avais quasiment rien écrit sur le film, juste constaté que le choc était dur à encaisser.

J’ai appris que le film avait été adapté d’un livre (comme souvent). La fenêtre panoramique a donc rejoint ma table de chevet. J’ai longtemps hésité à lire ce livre. Quand un film vous touche, l’écriture ne peut que réiterer le passé, voir pire.

Effectivement, le livre m’a encore touché. Certes, moins que le film puisque je m’attendais à relire tout ce que j’avais déjà vu. Preuve que le film est une superbe adaptation du bouquin, tout est respecté, quasiment aucunes scènes ne manquent. Comme toujours, la psychologie des personnages est beaucoup plus développée dans le livre.

Alors bien sûr, ce voyage à Paris ne viendra jamais car April et Frank ne bougeront jamais de cette fenêtre panoramique. D’ailleurs, pourquoi avoir changé le titre de du film ? Pourquoi ne pas avoir gardé le nom original « Revolutionary Road» , le rue dans laquelle vivent Frank et Apris et qui, pleine d’ironie, finira par étouffer leur désir de révolte ou pourquoi ne pas avoir choisi La fenêtre panoramique alors que cette fenêtre est un des endroits les plus importants du roman/film. Cette fenêtre voit vivre les attentes, l’espoir, le désir de vivre sa vie à fond mais également les soirées entre voisins, les engueulades classiques mais surtout l’horreur de la vérité qui ressortira pour ne jamais disparaître.

A conseiller à : ceux qui ont vu le film pour vous replonger dans le bain avant la sortie du bluray/DVD (à la fin du mois). Pour tous ceux qui ont envie de découvrir un des nombreux drames qu’à dû connaître l’Amérique des années 50, plongez-vous dedans mais corps et âme, n’ayez pas peur de ressortir assomés, voir traumatisés par ce roman. Assommés par la tragédie qui pèse. Traumatisés par toutes ces envies et ses rêves, ce rêve américain, qui n’existe que dans les têtes. Car le rêve s’est envolé, bloqué, comme ces sourires dans les publicités des années 50. Ces femmes au foyer qui sourient avec leur nouveau lave-vaisselle, ces hommes qui sourient, tous habillés de la même manière en partant au travail, ces gosses qui sourient en mangeant leurs cornflakes. Ces sourires figés et tellement faux. Reflet d’une époque qui a certes changée, évoluée, mais qui n’est pas forcément révolue.


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