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Karachi : la vérité

Publié le 21 juin 2009 par Bravepatrie

Sans commenter, sans juger, on ne peut qu’admirer la sobriété du chef de l’Etat lorsqu’il a qualifié de « gros bouffons » les quelques petits juges qui ont décidé, au mépris du secret de l’instruction, de salir la mémoire des victimes de Karachi ainsi que l’honneur de certains caciques mourants.
Mettre ainsi en cause la probité de Jacques Chirac, le vainqueur d’Ouvéa, et d’Edouard Balladur, l’inventeur de la balladurette [1], c’est en effet jeter l’opprobre sur la grandeur naturelle de la France. Et ça, ça restera tabou. Mais quels sont les faits qu’essaient de manipuler les derniers gardes rouges du mitterrandisme putride ?

Un matin, il est 8h00, une rue bondée de Karachi.
Insensibles à la chaleur humide du port tropical et à la fureur de la ville, des petits enfants improvisent une partie de cricket avec des manches à balai fêlés en guise de battes et leurs petites sœurs pour wickets.
Bercé par le chant des muezzins, Gérard somnole à l’arrière du car, inconscient du danger qui le guette, un t-shirt Coca-Cola de contrefaçon entre sa tête et la vitre chauffée à blanc par le soleil du sud Pakistan.
Autour du car, les Karachiotes s’affairent. Et soudain, c’est l’éclair blanc, c’est le drame. Le t-shirt Coca-Cola, ultime rempart de l’Occident, n’a été qu’une piètre protection contre l’explosion, et la tête de Gérard, ingénieur en bateaux qui font poum, finit dans les wickets.
France 1 – Pakistan 0.
La France gagne à titre posthume, mais la consolation est maigre : le 11 français est décimé.

C’était en mai 2002. D’abord menée par Jean-Louis Bruguière, l’enquête suit son cours logique : c’est la faute d’Al-Qaida ! Les preuves s’accumulent, mais nous y reviendrons.
Contraint à abandonner la magistrature après sa candidature malheureuse aux législatives de 2007, sous l’étiquette UMP [2], le juge Bruguière doit laisser la main à de nouveaux magistrats.
Catastrophe : Marc Trévidic et Yves Jannier sont des juges d’instruction. Oui, comme à Outreau. Si l’on ajoute à ça leur méconnaissance totale des règles les plus élémentaires du cricket, et bien la boucle est bouclée.
L’enquête patine, et au sud Pakistan, pour patiner, c’est coton.
Effrayés par l’étendue de leur incompétence, les deux juges rouges inventent alors la fable que l’on connaît : les services secrets pakistanais auraient visé les ingénieurs français pour non paiement de commissions occultes.
Or deux faits contredisent cette version.
Tout d’abord la France n’a jamais versé de commissions occultes à quiconque.
Secundo, le militaire pakistanais est hyper sympa, intègre, honnête, généreux et discret. Pourquoi vouloir mouiller dans cette histoire une armée qui de tous temps a su garantir la démocratie ?
La réponse est simple : pour protéger les vrais criminels.
Et ceux-ci sont connus.

Brave Patrie a pu rencontrer une source proche du dossier. Sous couvert d’anonymat, ce haut fonctionnaire en poste à l’Elysée a accepté de répondre à nos questions.

Brave Patrie : Savez-vous qui est responsable de cet ignoble attentat ?
Henri Guaino : certainement pas l’armée pakistanaise. Le militaire pakistanais est hyper sympa, intègre, honnête, généreux et discret. En revanche, si le Paki n’est pas entièrement entré dans l’Histoire, il a un sens aigu du bizness. Ça désigne clairement la pègre pakistanaise.

BP : Dans ce cas, pourquoi avoir dans un premier temps accusé les fondamentalistes d’Al-Qaida ?
HG : Parce que Jospin venait de perdre sur l’insécurité. Al-Qaida, c’était sa faute. On gagnait du temps.

BP : Du temps pour quoi ?
HG : Pour remonter plus haut, aux racines du mal. On avait des images de vidéosurveillance, mais pas la technologie pour les exploiter. Il avait des oursins dans les poches, le parpaillot, dès qu’il s’agissait des flics.

BP : Que voyait-on sur ces images ?
HG : Une femme, une burqa, des lunettes rouges. Rien ne vous choque ? Aujourd’hui, nous savons que c’était Eva Joly. La mode norvégienne ne ment pas.

BP : Eva Joly ?
HG : Oui. Elle faisait la mule pour Daniel Cohn-Bendit. Elle avait été chargée de ramener trois tonnes de double-zéro à Bruxelles. Elle n’a pas payé les dealers. Nos ingénieurs, si. De leur vie.

BP : Pourquoi mettre en cause aujourd’hui l’état-major du RPR ?
HG : C’est grâce à l’UMP, ex-RPR, que Bruguière a pu échapper au génocide mérité des juges d’instruction. Trévidic et Jannier n’ont rien fait pour mériter d’être sauvés. Ils vont y passer, ils sont jaloux, ils donnent des coups de dents.

BP : Comment peuvent-ils ainsi s’en prendre à un juge irréprochable ?
HG : On se le demande, c’est dégueulasse. Pour cette raison, on va passer tout le RPR en secret-défense. Et les amis du RPR aussi. Et leur famille. Ca leur apprendra, aux fouille-merdes.

BP : Et Cohn-Bendit, il va s’en tirer comme ça ?
HG : Non. On va intégrer le Pakistan dans l’Europe, et aux prochaines élections il va prendre cher, le gros pédo. EADS vient de signer un contrat avec l’armée pakistanaise pour 25 millions de roupies. Le plus beau c’est que j’en récupère 5. Allez, je t’offre une bière si tu rallonges d’un euro, ça me fait plaisir !

BP : Merci Henri !

Notes

[1] et c’est tout, on croit.

[2] pour les plus jeunes de nos lecteurs, l’UMP est le parti qui a succédé au RPR, dont MM. Chirac, Balladur et Sarkozy étaient de hauts responsables. Ainsi que Bernard Pons.


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