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Ségolène Royal et la génération sandwich

Publié le 21 juin 2009 par Exprimeo
Que cache le silence de la leader socialiste, embarras ou prochaine nouvelle offensive ? Il est certain que l'avenir appartient à ceux qui seront capables de s'adapter à la nouvelle donne présidentielle en cherchant même à pousser encore plus loin le "politiquement incorrect" face à une opinion qui s'encanaille comme le montre l'actuelle "mode Cohn-Bendit". Et si la vertu actuelle était dorénavant le " politiquement incorrect " ? Il est de bon ton d'évoquer les blocages de la société Française. C'est une de ses réalités. Mais cette facette ne doit pas faire oublier toutes les révolutions qu'elle est capable de vivre dans la douceur. En matière de " révolutions ", la Présidence Sarkozy en porte un paquet à l'exemple du Congrès de demain. Pendant des décennies, sur le plan personnel, le Président devait être un exemple de sagesse, de prudence, de "quasi-chasteté" au moins apparente ... autant de qualités supposées caractériser depuis des siècles les élites politiques, intellectuelles et religieuses au moins dans la théorie. En deux ans, tous ces clichés ont implosé. Bon nombre des qualités qui sont reconnues à Nicolas sarkozy incarnaient le " soufre " il y a quelques années encore : divorce, plaisirs, défis, vocabulaire, provocations … De 2004 à 2007, il avait changé la donne du challenger qui n'était plus le dauphin mais le rebelle. Depuis 2007, il change aussi la donne en étant le Président qui assume. Le Président au-dessus des partis dont " le sien " : c'est fini. Le Président est le patron de son parti qui est toujours en ordre de marche sous son autorité et à son service. Le Président qui donne l'image du partage des décisions : c'est fini. Il y a un patron et un seul. Ceux qui n'obéissent pas doivent aller voir ailleurs. Le Président qui se consacrerait exclusivement au " sacerdoce de sa fonction " dans une posture quasi religieuse : c'est fini aussi. Il assume voire développe l'image d'un couple fusionnel conduisant ainsi le passage en quelques décennies d'une Première Dame qui hier était " tante Yvonne " et qui aujourd'hui est Carla Bruni. Autant de révolutions incontestables. Des révolutions qui font naître "la génération sandwich" pour les concurrents qui ont compris que le politiquement correct d'hier était périmé mais qui n'ont pas le souffle pour pousser aussi loin les frontières du " nouveau politiquement correct ". Ils ne vivent plus la politique d'hier mais ils ne vivent pas davantage celle d'aujourd'hui avec les nouvelles règles posées par la communication présidentielle qui accepte la rupture permanente. A ce jeu, les concurrents du Chef de l'Etat sont toujours les suiveurs et donc les potentiels battus. En 2006, Ségolène Royal était celle qui avait conduit les nouvelles ruptures en parallèle à Nicolas Sarkozy : photos séduisantes en maillot de bain, presse people ... Comment expliquer son actuelle absence : distancée pour de bon ou nouveau souffle pour pousser plus loin les "nouvelles ruptures" ? C'est le rendez-vous de septembre.

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