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KERS, échec du déploiement du système

Publié le 21 juin 2009 par Vincnet500
A la lumière des premières courses du championnat, on peut estimer que le système KERS est un échec ou tout du moins un semi-échec.
Pour quelles raisons ?
1 - Le système a demandé beaucoup d'investissements aux équipes qui ont choisi de développer ce système : avec la volonté de réduction de budgets, je ne vois pas comment les équipes qui n'ont pas travaillé sur le système pourraient rattraper leur retard.
2 - Le fait d'être seulement une option pour les équipes fait que tout le monde n'est pas sur un pied d'égalité; l'échec était annoncé : Aujourd'hui, on trouve que le système est contre-performant, ce qui désavantage les écuries qui ont travaillé dessus; la situation inverse aurait produit les mêmes inégalités.
3 - Anti-sportif : si le système permet de faciliter les développements, il permet surtout d'éviter d'être doublé même si le pilote derrière vous est plus rapide; nous avons ainsi vu les courses de plusieurs pilotes ruinées à cause de ce système : il faut en effet une différence de vitesse considérable pour doubler un pilote possédant un système KERS. Donc,
- Soit le pilote souhaitant doubler est bloqué malgré les capacités de son auto.
- Soit les 2 pilotes s'accrochent.
4 - Un problème de conception des autos : l'objectif des équipes étaient de mettre en place le KERS seulement pour certains circuits; on se rend compte avec l'expérience que ce n'est pas si simple ! La répartition de poids nécessaire pour installer un système KERS est complètement différente et a été primordiale dans la conception des monoplaces.
On voit donc des équipes comme Mclaren, Renault ou Ferrari en difficulté pour équilibrer leurs voitures quand le système KERS n'est pas en place : l'ensemble des répartitions de masses de la voiture seraient quasiment à refaire !
Ferrari a par exemple été obligé de "bidouiller" sa répartition de masses pour déployer une auto sans le système à Silverstone.
5 - Le système de limitation sur l'utilisation du KERS n'est pas judicieux. (80 chevaux pendant 6,67 secondes). On se rend compte que le déficit de performances dû au poids du KERS est trop contraignant (et surtout la gestion de la répartition de cette masse supplémentaire). Le peu de performances en supplément ne permettent pas de rentabiliser le système : il faudrait ici trouver une autre formule plus intéressante pour le sport.
La situation aujourd'hui :
- BMW n'utilise plus le système.
- Mclaren et Ferrari utilisent souvent le KERS sur une seule de leurs deux monoplaces.
- Renault n'utilise plus le système. (Article sur F1-Live)
- Les écuries qui n'ont pas parié sur le système ne comptent pas lancer des investissements dans le domaine.
 

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