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Reconquête du mois de juin : réponse à la FCPE, par Bernard Buffard

Publié le 22 juin 2009 par Soseducation

La reconquête du mois de juin serait, selon la FCPE, la cause d’une impossibilité, pour les parents, d’assister aux conseils de classe du troisième trimestre.

Certes, le ministère de l’Education nationale, dans sa circulaire de janvier 2009, contraint enfin les établissements à organiser les conseils de classe le plus tard possible et de préférence à partir du 15 juin.

Le contenu de la circulaire précisait que les dates des conseils de classe du troisième trimestre se dérouleront :
- Pour les classes de terminale à compter du 8 juin
- Pour les classes de première à partir du 11 juin
- Pour les classes de seconde à compter du 15 juin
- Les commissions d’appel à compter du 25 juin.

Ce calendrier, plus serré et surtout plus cadré, a le mérite de préserver le temps d’enseignement du mois de juin. C’est une avancée non négligeable, à mettre au compte du ministère.

Il est possible qu’un certain nombre d’établissements détournent ces nouvelles règles pour placer ces conseils de classe en pleine journée, privant ainsi les élèves des cours auxquels ils ont droit.

Cette situation inacceptable existait déjà par le passé. Nous la dénoncions dans notre livre : Collège-lycée : service public d’éducation ?.

A raison de deux conseils par soirée (proviseur, proviseur-adjoint et conseiller principal d’éducation), les établissements sont en capacité d’organiser les conseils de classe sans empiéter sur le temps scolaire tout en respectant les délais imposés par le ministère. Les parents d’élèves peuvent alors siéger aux conseils.

Les élèves en échec au baccalauréat ne le sauront que le 7 juillet. Cela ne change donc rien à la procédure habituelle.

Il est tout de même surprenant qu’une fédération de parents d’élèves s’insurge contre une mesure favorable aux jeunes et à leur avenir.

J’ose espérer que la situation décrite par la FCPE, (cf. conseils ayant lieu en journée) soit vraiment exceptionnelle.

Des solutions de bon sens existent, il suffit d’avoir la volonté et le courage politique pour les mettre en œuvre afin de faire progresser le système éducatif.

L’objectif n’étant pas d’opposer parents, enseignants et chefs d’établissement, mais de travailler ensemble pour une meilleure réussite des jeunes et un temps d’enseignement préservé.

Bernard Buffard


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